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Se séparer du monde (I)

Références bibliques : Ex 10.8-11, 21-26 ; 12.6-11, 37-42 ; 2 Co 6.17 ; Jac1 :27 ; 2Pi2 :20 ; 1Jn2 :15-16

 » Autrefois, vous étiez morts à cause de vos fautes, à cause de vos péchés. Vous viviez dans le péché en suivant les forces de ce monde. Vous obéissiez au chef des puissances mauvaises qui règnent entre ciel et terre. Ce chef, c’est l’esprit du mal qui agit maintenant chez ceux qui désobéissent à Dieu. Autrefois, nous aussi, nous faisions tous partie de ces gens-là quand nous vivions selon nos désirs mauvais. Nous obéissions à ces désirs et à nos pensées mauvaises. À cause de notre nature, nous méritions la colère de Dieu comme les autres. Mais Dieu est riche en pitié et il nous aime d’un grand amour. » (Ephésiens 2:1-4 PDV)

La Bible contient de nombreux commandements concernant la séparation d’avec le monde. L’Ancien Testament est riche en exemples et en enseignements sur ce sujet. Par exemple, l’Égypte, Ur en Chaldée, Babylone et Sodome sont tous des types, des images du monde. L’Égypte représente les joies de ce monde, Ur en Chaldée les religions du monde, la tour de Babel la confusion du monde, et Sodome les péchés du monde. Nous devons sortir d’Égypte et aussi d’Ur en Chaldée de la même façon qu’Abraham l’a fait. Lot est allé à Sodome et le peuple d’Israël est tombé en captivité à Babylone. Tous devaient sortir de ces endroits. La Bible utilise quatre lieux différents pour représenter le monde et montre comment le peuple de Dieu a délaissé ces différents aspects du monde.

I. LE TYPE DE L’EXODE D’ISRAËL HORS D’ÉGYPTE

A. La conséquence de la rédemption est la sortie

Dieu a sauvé les Israélites à travers l’agneau de la Pâque. Quand l’envoyé de Dieu est venu pour tuer les premiers-nés sur le territoire d’Égypte, l’ange de la mort a épargné les portes qui étaient aspergées de sang. S’il n’y avait pas de sang sur la porte, le premier-né de la maison était tué. Cela n’avait rien à voir avec le fait que la porte soit en bon état ou non, que le linteau ou les poteaux aient quelque chose de particulier, qu’il y ait quoique ce soit de meilleur dans cette famille, ou encore que l’aîné honorait ses parents. L’important, c’était la présence du sang. Le fait que vous périssiez ou non ne dépend pas de votre statut familial ou de votre comportement ; cela dépend uniquement du fait d’avoir ou non le sang. Le facteur essentiel du salut est le sang ; cela n’a rien à voir avec vous.

Nous qui sommes sauvés par la grâce sommes rachetés par le sang. Mais souvenez-vous bien que dès que nous avons été rachetés par le sang, nous devons sortir du monde. Ne pensez pas que nous pouvons acheter une maison et vivre en Égypte après avoir été rachetés par le sang. Ceux qui sont rachetés par le sang doivent se mettre en route la nuit même. L’agneau fut égorgé avant minuit, et le sang fut aspergé avec un bouquet d’hysope. Tous mangèrent le repas à la hâte, les reins ceints et le bâton à la main, parce qu’il leur fallait partir immédiatement.

La première conséquence de la rédemption, c’est la séparation, c’est-à-dire un départ, un adieu. Dieu ne rachète jamais une personne pour la laisser dans son ancienne position et pour qu’elle continue à vivre dans le monde. Cela n’est absolument pas possible. Une fois qu’une personne est née de nouveau, sauvée, elle doit prendre son bâton et se mettre en route. Quand l’ange de la destruction a fini son travail de séparation entre les personnes sauvées et celles qui périssent, les premières doivent partir. Une fois que vous avez été mis de côté par l’ange de la mort, vous devez faire vos valises et sortir d’Égypte.

Un bâton sert à marcher. Personne ne tient un bâton à la main pour s’allonger. Le bâton n’est pas un oreiller ; il sert à marcher. Tous ceux qui sont rachetés, jeunes et vieux, doivent prendre leur bâton et quitter les lieux la nuit même. Dès que vous êtes racheté par le sang, vous devenez un voyageur et un pèlerin sur la terre ; il vous faut sortir d’Égypte et être séparé immédiatement du monde. Il ne faut pas que vous continuiez à vivre là.

J’aimerais vous raconter l’histoire d’une sœur qui enseignait une classe d’enfants. Elle leur a raconté l’histoire de Lazare et de l’homme riche. Elle leur a demandé : « Préfèreriez-vous être Lazare ou l’homme riche ? L’homme riche se réjouit pendant son temps sur terre et souffre dans l’avenir. Lazare souffre maintenant et se réjouit plus tard. Lequel choisiriez-vous d’être ? » Une petite fille de huit ans s’est levée et a dit : « Pendant que je vis, je voudrais être l’homme riche, mais quand je mourrai, je voudrais être Lazare. » Beaucoup de personnes sont dans ce cas. Quand elles ont besoin du salut, elles font confiance au sang, elles s’établissent fermement en Égypte. Elles pensent qu’elles peuvent avoir le meilleur des deux mondes.

N’oubliez pas que la rédemption qui vient du sang nous sauve du monde. Une fois que vous êtes racheté par le sang, vous devenez immédiatement un voyageur, un pèlerin dans le monde. Cela ne veut pas dire que vous ne vivez plus sur la terre. Cela veut dire que vous êtes tout de suite séparé du monde. Là où il y a rédemption, telle doit être la conséquence. Dès qu’un homme est racheté, son parcours change et il doit délaisser le monde. La division opérée par le sang sépare les enfants de Dieu des gens du monde.

B. Les nombreuses « frustrations » causées par Pharaon

L’histoire de l’exode d’Israël hors d’Égypte nous montre combien il a été difficile au peuple de Dieu de quitter l’Égypte. L’Égypte n’a cessé d’essayer de le retenir encore et encore. Quand les Israélites ont voulu quitter l’Égypte pour la première fois, Pharaon n’a autorisé que les hommes forts à partir, les jeunes et les vieux devaient rester. Pharaon savait que s’il pouvait garder les jeunes et les vieux, les hommes forts ne pourraient pas aller loin. Peu de temps après, il leur faudrait revenir. La stratégie de Satan est de nous empêcher d’avoir une séparation totale avec l’Égypte. Depuis le tout début, Moïse a rejeté les conditions posées par Pharaon. Si nous laissons quelque chose ou quelqu’un derrière nous, nous ne pourrons pas aller très loin, tôt ou tard, nous ferons demi-tour.

Peut-être vous souvenez-vous de ce que Pharaon a dit à Moïse la première fois : « Moi, je vais vous laisser partir pour offrir à l’Éternel, votre Dieu, des sacrifices dans le désert » (Ex 8.24). Puis il lui a dit de ne pas trop s’éloigner. La troisième fois, il lui a dit que seuls les hommes forts pouvaient y aller. La quatrième fois, il lui a dit que tout le peuple pouvait y aller à l’exception du bétail et des moutons.

Pharaon essayait de les persuader de servir Dieu chez lui, en Égypte. C’était son argument principal. Il voulait bien permettre à quelqu’un d’être un enfant de Dieu, du moment que celui-ci restait en Égypte. Il savait que si un homme servait Dieu en Égypte, son témoignage serait détruit et qu’à la fin, il serait amené à servir Pharaon. Même s’il désirait être un serviteur de Dieu, il finirait tôt ou tard par devenir un serviteur de Satan.

Si vous essayez de servir Dieu dans le monde, vous finirez certainement par être un esclave de Satan — vous devrez fabriquer des briques pour lui, et il ne vous laissera pas partir. Même s’il le fait, il ne vous laissera pas aller bien loin. Satan connaît bien les paroles de Matthieu 6.28 : « Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. » Le trésor et la personne sont inséparables. Il savait que si Pharaon gardait le bétail et les moutons, le peuple n’irait pas loin. Le peuple suivrait peut-être le bétail et les moutons. Mais Dieu voulait que le bétail et les moutons suivent le peuple. Il voulait que le peuple soit délivré du trésor.

Lorsqu’une personne est sauvée, elle doit partir vers le désert. De plus, elle doit prendre avec elle tout le peuple et tous ses trésors. Sinon, elle retournera peut-être vers l’Égypte, et il n’y aura pas de séparation d’avec l’Égypte. Le commandement de Dieu, c’est que ceux qui Le servent doivent se séparer du monde.

C. Notre chemin se trouve dans le désert

Confesser de notre bouche le Seigneur et dire : « Aujourd’hui j’ai cru au Seigneur », n’est pas un témoignage suffisant. Nous devons sortir du monde et en être séparé. Cela constitue un pas supplémentaire par rapport au fait de confesser de notre bouche Jésus comme notre Seigneur. Nous ne pouvons pas être des chrétiens muets. Toutefois, ouvrir notre bouche n’est pas suffisant ; il nous faut être séparés du monde. Nous ne pouvons pas continuer à entretenir nos anciennes relations amicales, nos liens sociaux ou toutes autres relations anciennes. Nous devons chérir notre position actuelle dans le Seigneur et nous détourner loin de notre position précédente. La personne doit sortir et les possessions aussi doivent sortir. Les autres diront peut-être que nous sommes fous, mais nous ne devons pas les écouter. Aujourd’hui, nous devons sortir d’Égypte. À partir du moment où nous devenons chrétiens, notre chemin est celui du désert, et non de l’Égypte. Dans les termes du Nouveau Testament, l’Égypte aussi bien que le désert représentent le monde. L’Égypte se réfère au monde dans son sens moral. Le désert se réfère au monde dans son sens physique. Les chrétiens sont dans le monde physique mais pas dans le monde moral. Nous devons nous rendre compte qu’il existe deux aspects du monde : le premier en tant que lieu, le second en tant que système. Beaucoup de choses qui se rapportent au monde physique sont attirantes, elles suscitent les convoitises des yeux, les convoitises de la chair et la vaine gloire de la vie. Voilà l’Égypte. Mais il existe un autre sens au monde : le monde physique, le lieu où le corps habite.

D. Quitter le monde moral

Aujourd’hui, nous, chrétiens, devons sortir du système et de l’organisation du monde. Laisser le monde fait référence à notre délivrance du monde moral, non pas du monde physique. C’est le monde moral que nous devons laisser derrière nous, pas le monde physique. En d’autres termes, nous continuons de vivre dans le monde, mais le monde est devenu un désert pour nous.

Qu’est-ce que le monde à nos yeux ? Comme l’a dit justement M. D. M. Pantan : « Pendant que je vis, c’est un voyage pour moi, quand je mourrai, ce sera une tombe pour moi. » Pendant que le croyant vit sur terre, le monde est un voyage pour lui, quand il meurt, le monde n’est plus qu’une tombe dans laquelle il est enterré. Nous devons être séparés des gens du monde. Tout croyant doit être séparé du monde. Aux yeux du monde, nous sommes dans le désert ; nous sommes des pèlerins. Eux, ils sont du monde.

E. Résidents et pèlerins dans ce monde

Nous devons réaliser que nous sommes des résidents et des pèlerins dans ce monde. En ce qui concerne le monde moral, nous en sommes sortis. Il voudrait nous garder, mais si nous y restons, nous ne pourrons pas servir Dieu. Le monde veut être plus proche de nous, mais si nous lui permettons de s’approcher de trop près, il nous sera impossible de servir Dieu. Le monde veut garder notre peuple et notre trésor, mais si ces choses restent dans le monde, nous ne pourrons pas servir notre Dieu.

Nous avons été séparés de l’Égypte, et nos regards se portent vers la terre promise. La base de cette séparation, c’est le sang, le sang qui nous a rachetés. Les Égyptiens n’ont pas été rachetés par le sang ; les gens du monde n’ont pas été rachetés. En tant que rachetés, nous avons été transférés dans un autre monde. C’est pourquoi, nous devons quitter celui-ci.

Supposez que vous alliez chez un bijoutier pour acheter une montre. Que faites-vous après l’avoir achetée ? Une fois l’achat fait, vous emportez la montre. Je ne vais pas acheter une montre et la laisser là. Je ne vais pas dire au propriétaire du magasin : « Tenez, utilisez-la vous-même. » Ce n’est pas raisonnable. Acheter veut dire emporter. Si j’achète un sac de riz, le riz est emporté hors du magasin. Quand nous avons acheté quelque chose, l’objet acquis est emporté. Alors souvenez-vous que, puisque le sang nous a achetés, nous devons être emportés hors du monde. Une fois qu’une personne est rachetée par le sang du Seigneur, elle doit partir vers la terre promise. Dès que quelqu’un est acheté, il doit partir. Ceux qui ne sont pas achetés peuvent rester. Mais dès qu’une personne est rachetée, elle doit partir. Quand une personne est rachetée, elle ne peut qu’aller avec le Seigneur. Si j’ai été racheté par le Seigneur, je dois laisser le monde et aller avec Lui.

Watchmann Nee


Mots clés

monde

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