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Réussir sa vie

L’esprit de mécontentement ne peut cohabiter avec l’Esprit Saint. Le murmure constituait l’un des principaux péchés du peuple d’Israël ; toujours insatisfait, il s’en prenait au Seigneur et à Moïse. Le chrétien rempli de l’Esprit est plein de reconnaissance et non de récriminations (John Stott, Éphésiens, Vers une nouvelle société, p. 203).

Quand nous venions au Seigneur, nous avons entendu sa voix qui disait :

Matthieu 11:28-30 « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. ».

1 Pierre 5 : 7 « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car il prend soin de vous. »

Ces paroles sont-elles vraies ? Avons-nous réussi nos vies ? Sommes-nous heureux ? D’où viennent donc ces insatisfactions ? Ces questions ?

I. La vérité et la réalité

Jean 8 :31-32 «Alors, Jésus dit aux Juifs qui avaient eu foi en lui : — Si vous vous attachez à la Parole que je vous ai annoncée et si vous vivez conformément à ce que je vous ai dit, alors vous serez vraiment mes disciples. Vous comprendrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres.»

Qui n’a pas encore entendu cette phrase : « je veux du concret… » ? La réalité est faite de tout ce qui est visible, palpable, concret, mesurable. Mais la vérité est bien plus large, plus haute, plus profonde, transcendant nos dimensions pour prolonger la réalité bien au-delà du visible jusque dans l’incalculable, l’insondable, l’éternel.

Hébreux 11 :3 « Par la foi, nous comprenons que l’univers a été formé par la parole de Dieu, de sorte que le monde visible n’a pas été fait à partir des choses visibles. »

La guerre spirituelle qui est menée aux enfants de Dieu, consiste à les enfermer dans le visible, le sensitif, le rationalisme émotionnel, le mesurable, ce qui revient en définitive à leur fermer les yeux spirituels, les yeux du cœur. On devient spirituellement aveugle lorsqu’on ne voit plus que le visible. Le chemin de la foi devient impraticable. Or sans la foi il est impossible de plaire à Dieu.

Un des enjeux de la vie chrétienne consiste donc à dépouiller la réalité de sa prétention à définir la vérité, car si nous laissons la réalité (ce qui est palpable, concret, visible) définir la vérité, alors nous finirons par voir la foi comme une illusion, la vie éternelle comme une incertitude, la Bible comme un livre, le culte comme un théâtre, la présence de Dieu … comme une absence. Si nous accordons à la réalité le droit de définir la vérité, nous élevons nos sens au-dessus de la Bible, l’humain au-dessus du divin, la créature au-dessus du Créateur, ce qui conduit inexorablement à ne plus croire qu’en soi-même, en son propre jugement. C’est le fondement de l’iniquité.

Les enfants de Dieu doivent apprendre à donner autorité, dans leurs pensées, leurs paroles, leurs raisonnements, à la vérité.

« Aussi n’attachons-nous pas nos regards aux choses visibles, mais aux réalités invisibles. Ce que l’on peut voir ne dure qu’un temps, les réalités invisibles demeurent éternellement.» (2 Corinthiens 4 :18).

La réalité nous dit que nous sommes faibles dans notre nature. Mais la vérité nous dit que nous sommes forts lorsque nous demeurons en Christ.

2 Corinthiens 12 :10 « Aussi je trouve ma joie dans les souffrances, les infirmités, les insultes, les détresses, les privations, les persécutions et les angoisses, puisque c’est au service du Christ et pour lui que je les endure. C’est lorsque je me sens faible que je suis réellement fort. »

Et que nous marchons dans la lumière.

1 Jean 1 :7 « Si, par contre, nous vivons dans la lumière, tout comme Dieu lui-même est dans la lumière, alors nous sommes vraiment en communion les uns avec les autres et le sang répandu pour nous par Jésus, son Fils, nous purifie du péché sous toutes ses formes. »

La réalité nous dit que ceux qui marchent avec Dieu sont des pécheurs à qui il arrive d’être saints, tandis que la vérité dit qu’ils sont des saints à qui il arrive de pécher. Ce n’est pas la même chose.
La réalité nous dit que nos ennemis sont plus nombreux et plus forts que nous. Mais la vérité nous dit que ceux qui sont avec nous (et pour nous) sont en plus grand nombre que ceux qui sont contre nous.

2 Rois 6 :16 «Il répondit: Ne crains point, car ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre que ceux qui sont avec eux.»

La réalité nous ramène toujours sur terre. Tandis que la Vérité nous élève dans les lieux célestes, pour nous y asseoir avec Christ.

« Oui, par notre union avec le Christ, il nous a ressuscités avec lui et nous a transplantés dans les mondes célestes, nous donnant notre place sur le trône avec le Christ, dans le Royaume qui n’est pas d’ici-bas. » Ephésiens 2 :6.

Elle nous entraîne à penser (et à croire) aux choses qui sont En Haut, et non à celles qui sont sur la terre.

« Du moment donc que, dans la communion avec le Christ, vous êtes ressuscités à une vie nouvelle, recherchez aussi les réalités d’en-haut, de là où trône le Christ, à la droite de Dieu. Que toute votre pensée et toute votre affection soient orientées vers ces biens célestes ; ne vous attachez pas aux choses de cette terre. Car, en fait, vous êtes morts à ce monde et votre véritable vie demeure désormais cachée avec le Christ en Dieu. » Colossiens 3 :1-3.

Dieu veut conduire nos pensées, notre vision, et notre raisonnement en dehors du cadre de notre réalité.

« Ne vous coulez pas simplement dans le moule de tout le monde. Ne conformez pas votre vie aux principes qui régissent le siècle présent ; ne copiez pas les modes et les habitudes du jour. Laissez-vous plutôt entièrement transformer par le renouvellement de votre mentalité. Adoptez une attitude intérieure différente. Donnez à vos pensées une nouvelle orientation afin de pouvoir discerner ce que Dieu veut de vous. Ainsi, vous serez capables de reconnaître ce qui est bon à ses yeux, ce qui lui plaît et qui vous conduit à une réelle maturité. » Romains 12 :2.

Nous avons absolument besoin pour notre vie d’un but vivant, céleste, spirituel, et d’entrer dans l’amour de la vérité. Parce que le semblant de « réel », que nous croyons percevoir, n’est que mort : même le réel religieux, même le réel extraordinaire et miraculeux, même le réel brillant.

«Soyez donc prêts au combat, debout et fermes. Que la vérité soit votre ceinture, et la droiture devant Dieu et les hommes votre cuirasse !» Ephésiens 6 :14.

Sinon, nous ne pourrons voir au-delà des mythes que la société nous a inculqués.

II. Le mythe de l’épanouissement de soi

Le courant pédagogique qui domine notre siècle se fonde sur l’idée que l’éducation et l’instruction de la jeunesse doivent aboutir à ce que l’on appelle son « épanouissement » le plus complet. Un tel but, à première vue fort louable, est devenu un cliché rongé à la base par des erreurs dont on peut faire remonter la source jusqu’aux écrits de Jean-Jacques Rousseau.

En effet, le relativisme dialectique de la pensée moderne s’infiltre partout, même dans les Églises et les écoles bibliques. Ce relativisme (très proche du scepticisme intellectuel), auquel on s’habitue trop aisément, nous rend incapables d’apercevoir les liens étroits qui rattachent le monde visible au monde invisible, le naturel au surnaturel, la création à Dieu.

Et on le voit partout chez les femmes, les hommes et les enfants. Les femmes partout divorcent, parce leur mariage les empêchent de s’épanouir et de vivre leurs rêves personnels. Grâce à leur intégration étendue sur le marché du travail, les nouvelles garderies sont pleines d’enfants qui finissent par être plus ou moins des orphelins à temps partiels. Elles s’achètent des bricoles inutiles, apportent des fonds pour sauver des animaux en voie d’extinction et avortent de leurs propres enfants, jusqu’à des centaines de milliers par jour. Le lesbianisme est devenu un style de vie préférable au mariage biblique. Les hommes sont les plus grands consommateurs de pornographie au monde, qui est ainsi devenue une industrie multimilliardaire qui exploite les enfants, les adolescents et les femmes, les réduisant au niveau des animaux. Cette ignominie produit des fantasmes qui rencontrent des désirs purement égoïstes et centrés sur soi. Comme résultat, les hommes sont assoiffés de sexe de façon anormale et en arrivent au point où une femme ne suffit pas. Voilà donc le type de société, que sans discernement, les désirs de certains « chrétiens » les poussent à imiter.

Certains « chrétiens » charismatiques prêchent que nous sommes une sorte de «mini-christs» et, comme Dieu en Genèse 1 a créé l’univers par les paroles de Sa bouche, ils disent que, nous aussi, «si nous avons la foi», nous avons seulement besoin de «relâcher la puissance des paroles de foi» et que rien, alors, ne nous empêchera de créer ce qu’on désire! Ils disent que le Chrétien a cette puissance, en lui-même. Et ils nous disent : « confesse que… ». Que ce soit le matérialisme séculier, ou le matérialisme religieux, tous boivent à la même source. Pourquoi cette sorte de « foi » ne parle que des choses de la terre ? Pourquoi personne ne confesse qu’il va vendre tous ses biens ? Mais que dit l’Ecriture ?

Jacques 4 : « 2 Vous convoitez quantité de choses, mais vos désirs restent insatisfaits. Vous haïssez à mort, vous vous consumez en jalousie et envie, et pourtant vous n’arrivez à rien. Alors vous bataillez et vous vous disputez, mais vous n’obtenez toujours rien. Pourquoi ? Parce que vous ne savez pas demander à Dieu. 3 Ou bien, lorsque vous demandez, vous n’êtes pas exaucés, parce que vous priez dans de mauvaises intentions : vous ne cherchez qu’à satisfaire votre désir insatiable de plaisirs. 4 Infidèles que vous êtes ! Ne savez-vous pas que flirter avec le monde, c’est haïr Dieu ? Si donc quelqu’un veut être l’ami du monde, il se constitue du même coup ennemi de Dieu. »

Que demandes-tu à Dieu quand tu pries ? Cette terre ou le ciel ? Que donnes-tu comme sujets d’action de grâce ? Le bien être ou tes progrès dans la foi ? Dieu met en lumière ton cœur aujourd’hui ! Lui résisteras-tu ? Qu’un mort écoute et se réveille !

Les chrétiens auxquels Jacques s’adresse voulaient avoir du succès dans le monde et être bien considérés aux yeux des non-croyants, tout en restant chrétiens – tout comme Israël voulait servir à la fois Dieu et Baal. Jésus a dénoncé cette attitude lorsqu’il a dit : « Personne ne peut servir deux maîtres … vous ne pouvez pas servir Dieu et l’Argent » (Matthieu 6:24). Si nous nous investissons profondément dans les valeurs de notre culture, il ne nous reste plus suffisamment d’énergie pour nous investir pareillement en Dieu et en ses valeurs. Nous montrons quelles sont nos valeurs par l’emploi de notre temps, notre énergie et notre argent – qui sont tous limités. Ils sont mis à notre disposition pour que nous les investissions suivant nos affections et nos convictions. Si ces trésors vont d’un côté, ils ne peuvent pas aller en même temps de l’autre.

Dans le NT, Jésus fait allusion à ce caractère exclusif de la demande de Dieu lorsqu’il parle de ‘prendre sa croix et de le suivre’ (Matthieu 10:38). Celui qui porte sa croix sur le chemin vers le lieu d’exécution a tout investi – richesse, réputation et même sa vie – dans la cause pour laquelle il va mourir ; il n’a pas d’avenir indépendant de cette cause. C’est à ce même dévouement total que Jésus appelle ceux qui veulent le suivre. C’est la raison pour laquelle le NT ne parle pas de dîme – Dieu veut tout (2Corinthiens 8:2-5).

Tout d’abord, ils luttaient les uns contre les autres, rivalisant peut-être pour le pouvoir dans la communauté chrétienne. Ensuite, ils priaient. Mais, ajoute Jacques, ils ne voyaient pas d’exaucement à leurs prières. C’est parce qu’ils essayaient d’utiliser Dieu pour atteindre leurs propres objectifs. Dieu devient leur ‘oncle-bonbons’ qui doit satisfaire leurs désirs, mais en fait ils servent leurs désirs et non Dieu. Les deux stratégies, celle de la lutte et celle de la prière manipulatrice, montrent qu’ils se sont investis dans le monde. L’une est une compétition directe et ouverte, alors que l’autre paraît très pieuse ; mais le dévouement sous-jacent et les résultats sont les mêmes. Si vous êtes sur ce chemin, vous êtes sous une grande malédiction !

Est-ce que quelqu’un peut « faire une carrière » et en même temps servir Dieu ? La réponse de Jacques est négative. La carrière ou la vocation de chaque chrétien est de servir Dieu. On peut servir Dieu dans une carrière donnée, mais il ne faut pas que le cœur de la personne soit investi dans sa carrière si elle veut vraiment servir Dieu (et non son ennemi). Où est ton cœur bien-aimé(e) ? Cette parole de Jacques est difficile, non parce qu’elle serait difficile à comprendre- elle signifie juste ce qu’il dit ; le problème, c’est qu’avec nos cœurs divisés, nous trouvons dérangeant ce que cela signifie.

Paul était-il un homme épanoui ?

« Aussi je trouve ma joie dans les souffrances, les infirmités, les insultes, les détresses, les privations, les persécutions et les angoisses, puisque c’est au service du Christ et pour lui que je les endure. C’est lorsque je me sens faible que je suis réellement fort. » 2 Corinthiens12 :10.

Humainement parlant, il nous est impossible de tirer de la joie des différentes expériences énumérées par l’apôtre dans ce verset. Mais ce sont les mots pour Christ qui permettent de comprendre l’attitude de Paul. A cause de Christ et dans l’intérêt des progrès de l’Evangile, nous devrions pouvoir supporter des choses qu’autrement nous trouverions insupportables pour nous-mêmes ou pour un bien-aimé.

Notre éducation nous conduit à rechercher le « bien-être », le fait de « se sentir bien » : de prendre du plaisir. « L’Eglise de Jésus-Christ est ravagée, et vendue aux mains de ses ennemis, parce qu’elle a joué les prostituées devant le dieu de la Psychologie, dont l’objectif anti-biblique est de faire en sorte que les gens se sentent « bien » avec eux-mêmes, au lieu d’aimer Dieu de tout leur cœur, de toute leur âme, de toutes leurs pensées et de toutes leurs forces, et au lieu de chercher à être conforme à l’image de Son Fils ».

L’estime de soi est devenue un centre d’intérêt principal, au point d’être « sanctifiée » par les psychologues chrétiens, qui prétendent que l’on ne peut pas aimer Dieu et son prochain si l’on ne s’aime pas d’abord soi-même. Pour estimer Dieu et les autres, on prétend qu’il faut d’abord s’estimer soi-même à sa juste valeur! C’était comme si l’on avait ajouté à la Bible un nouveau commandement : « Aime-toi toi-même d’abord, ce qui te permettra ensuite d’aimer Dieu et ton prochain »! « Quand vous aurez satisfait tous vos besoins personnels, alors vous pourrez satisfaire ceux des autres! ».

La Bible affirme que l’homme est un pécheur, pas une victime. C’est pour cela que l’homme s’aime déjà bien suffisamment lui-même ! Il n’a pas besoin de s’aimer davantage! Le péché d’Adam, de Caïn, etc., montre suffisamment combien l’homme s’aime ! Il doit tout premièrement aimer Dieu, et considérer les autres comme étant supérieurs à lui-même. Il est écrit dans Ephésiens 5 : 29a « Or, personne n’est si insensé qu’il haïsse son propre corps ; au contraire, chacun le nourrit de son mieux et l’entoure de soins». Cette « religion du MOI » n’a rien en commun avec l’Evangile de Jésus-Christ ! Un Chrétien satisfait de lui-même n’aura probablement pas beaucoup besoin du Seigneur.

L’Esprit de Dieu nous a mis en garde :

2 Timothée 3:4 «… et seront prêts à toutes les trahisons et toutes les impudences. Aventureux et frivoles, imbus d’eux-mêmes, enflés d’un orgueil qui les aveuglera, ils aimeront le plaisir plus que Dieu. La volupté et les amusements rempliront leur âme et occuperont la place de Dieu. » PVV

«emportés par leurs passions et enflés d’orgueil, ils seront prêts à toutes les trahisons. Ils aimeront le plaisir plutôt que Dieu. »
Les innombrables péchés liés à la sensualité se combinent à une information tous azimuts, ancrée dans une science tellement corrompue que les gens sont incapables de discerner ce qui est vrai.

Quelle attitude devons-nous adopter ? Décidons-nous à suivre les meilleurs guides (2Tim3:10 « Mais toi, mon fils, tu as été mon fidèle compagnon, tu m’as accompagné pas à pas, tu as écouté mon enseignement, tu as observé mon comportement, et tu en as fait la ligne de conduite de ta vie. Tu t’es appliqué à me suivre dans mes conceptions, mes projets, ma foi, ma patience, mon esprit d’amour, mon endurance. Tu as adopté mon but de vie et tu as voulu, comme moi, croire, aimer et supporter l’épreuve. »). Ce sont des gens dont la vie reflète l’Évangile, qui ont traversé avec succès les différentes tribulations et ont été gardés par Dieu. Dans un monde rempli d’idoles populaires, même dans le domaine religieux (avec les « stars » de la chrétienté !), soyons résolus à ne suivre que les meilleurs aînés, avec des buts spirituels et célestes, sous peine de devenir les disciples de mauvais conducteurs. Fuyons les gens qui flattent notre chair !

III. Les questions pratiques et les ambitions

III. 1. Les études

-Aucun des dix commandements ne dit « Tu ne tricheras pas »
-Pouvons-nous être étudiants tous les deux, chrétiens et mariés ?
Si, nous pouvons ! Mais avec les sentiments de Christ.

1 Corinthiens 7 :29 « Je vous assure, frères : le temps est bien limité ; que, désormais, ceux qui sont mariés vivent comme s’ils étaient libres de tout lien ; »

Car même les relations matrimoniales sont affectées par les nouvelles priorités. La prévision de la venue de Christ est ce qui transforme la manière de considérer et de traiter toutes les positions terrestres. Même les mariés doivent revenir par leur situation d’âme à l’état de célibataires. Par leur détachement des choses de cette terre qui vont leur manquer et leur attachement au Christ qui revient, ils recouvrent cet état d’indépendance intérieure qu’ils ont aliéné en se mariant. Extérieurement liés, ils redeviennent libres quant à leur attitude morale.
Si vos yeux sont sur la terre, Dieu conduira-t-il son fils ou sa fille, sérieux ou sérieuse, vers vous, pour que vous le fassiez rétrograder ? Pour que, après votre mariage, il ne serve plus son propriétaire ? Quel projet de vie avez-vous ?

III. 2. Gagner de l’argent (travailler): Que dit Jésus au sujet des finances?

« Ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège et dans une foule de désirs insensés et pernicieux, qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. » (1 Tim. 6:9)

S’attacher à Dieu, et non pas à l’argent : « Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. » (Mat 6 :24)
Travailler pour le Royaume : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses (nourriture, vêtements) vous seront données par–dessus. » (Mat 6 :31)
Travailler avec une vision pour l’éternité : « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. » (Mt 6 :19-20)
Investir son cœur, pas seulement son argent : « Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. » (Luc 12 :34)

Ce qu’il faut éviter :

  • La paresse et la passivité : « En effet, lorsque nous étions chez vous, nous vous donnions cette règle : « Que celui qui refuse de travailler, renonce aussi à manger »! ». (2 Thessaloniciens 3:10)
  • L’avarice : « Puis il dit à tous ceux qui étaient là : — Gardez-vous avec soin de l’avidité sous toutes ses formes. Ne cherchez pas à amasser des biens, car un homme a beau être riche, sa fortune ne lui assure pas la vie véritable, celle-ci ne dépend en aucune manière de ses biens. » (Luc 12 :15)
  • Amasser des richesses pour soi-même : « Voilà quel sera le sort de tout homme qui amasse des richesses pour lui-même, au lieu de chercher à être riche auprès de Dieu.». (Luc 12 :21)
    Dans une culture matérialiste, il est effrayant de constater combien la cupidité est endémique, combien elle s’infiltre dans toutes sortes de priorités et de relations. Il est très facile pour les chrétiens d’être entraînés dans ce courant de convoitise. Ce qui, au début, est un engagement tout à fait légitime de faire de son mieux pour l’amour de Christ, dégénère en compétitivité égoïste et en soif inextinguible de possessions. On met de côté en vue de la retraite et on se dit : « Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années » (Luc 12 :19). Et comme tout le monde vous dit que vous faites bien, vous n’entendez plus la voix de Dieu : « Insensé ! Cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, à qui cela sera-t-il ? » (Luc 12 :20).
  • Se laisser aveugler par les richesses : Qu’il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! (Luc 18 :24)

III. 3. Consommer

Luc 12 : « 13 Du milieu de la foule, quelqu’un dit à Jésus: «Maître, dis à mon frère de partager notre héritage avec moi.» 14 Jésus lui répondit: «Qui m’a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages?» 15 Puis il leur dit: «Gardez-vous avec soin de toute soif de posséder, car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, même s’il est dans l’abondance.»

« Que votre conduite ne soit pas inspirée par l’amour de l’argent contentez-vous de vos biens actuels, car Dieu promet de ne pas vous délaisser ou de vous abandonner. » (Héb 13:5)

Lorsque quelqu’un est prêt à reconnaître ses fautes devant Dieu, il est très rare qu’il mentionne la convoitise ou la cupidité parce que la plupart des gens pensent qu’ils ne sont pas suffisamment riches pour se rendre coupables de ce péché. Il est vrai qu’avoir une bagnole de gamme moyenne n’a rien de spectaculaire, surtout qu’on en a besoin pour aller au boulot. Mais en réalité, la cupidité ou la convoitise est une attitude d’esprit qui ne se mesure pas à la quantité ou la valeur de ce que j’engrange. Le simple désir d’acquérir est une faute, avant même de posséder l’objet convoité.

« Qui aime l’argent n’en aura jamais assez, et qui se complaît dans l’abondance ne sera jamais satisfait de ses revenus » (Ecclésiaste 5:10).

L’amour de l’argent est une convoitise très répandue parce que celui qui est plein aux as peut pratiquement tout se permettre, tout acheter.

1 Timothée 6:6 « La véritable foi en Dieu est, en effet, une source de richesse quand on sait être content avec ce qu’on a. »

Le mot pour « contenter » était utilisé par les philosophes stoïques et cyniques pour décrire quelqu’un qui est impassible face aux circonstances de la vie. Ce n’est pas de ce contentement là que la Bible parle ; la satisfaction du croyant est en Dieu.

« Ne vous inquiétez pas pour vos vies, de ce que vous mangerez et de quoi vous serez vêtus… » (Mat 6:25)

« Car cela, ce sont les païens qui les recherchent: votre Père Céleste sait de quoi vous avez besoin. » (Mat 6:32).

Le problème des richesses est subtil, car il en faut afin de pourvoir à ses besoins et ceux de sa famille. Mais il est difficile d’échapper au piège qui consiste à aimer l’argent et convoiter des biens matériels parce que le désir de posséder est lié au besoin de se faire voir et valoir devant soi et les autres. Le croyant qui vit dans une société de consommation est constamment assailli par la publicité et soumis à la tentation quasi constante de posséder toujours plus : davantage de temps libre, une bagnole plus belle, une plus grande maison, une grosse télé dernier cri, des jouets électroniques et tout ça. Nous devons toutefois, nous devons identifier les priorités. Quel bilan présenteras-tu au Dieu de gloire à la fin de ta vie ? Tu auras passé ta vie en tant que croyant à faire quoi ?
Vu du ciel, il est tout à fait insensé de s’entourer de choses qui au fil du temps perdent leur valeur, et de se constituer un patrimoine qui de toute façon restera ici-bas lorsque moi je partirai dans l’au-delà. Selon Jésus, l’investissement judicieux consiste à travailler pour ce qui dure comme un compte bancaire céleste qui me procure des intérêts de l’autre côté. Ce qui pour nous a le plus de valeur finit par tirer notre cœur – notre personnalité, nos rêves, notre temps, notre imagination, notre for intérieur – et nous irons à sa poursuite. Si tout ce que nous chérissons le plus appartient au domaine spirituel, nous poursuivrons de tout notre être ce qui revêt une signification céleste. Jésus n’est pas un atout pour notre vie, Il est lui-même notre vie.

« Bref, que tous ceux qui sont engagés dans les affaires de ce monde en vivent détachés et que ceux qui jouissent de ses biens apprennent à s’en passer. Car la figure de ce monde passe et le présent ordre des choses s’achemine vers son déclin. » 1 Corinthiens 7:31.

Les chrétiens sont des membres de l’ordre nouveau, ils ne peuvent donc pas vivre comme s’ils relevaient encore de l’ancien ordre des choses. Nous nous sommes fabriqués une classe de « supers-chrétiens professionnels » que nous appelons « plein temps », pendant que nous croupissons dans la médiocrité spirituelle. Réveillons-nous d’entre les morts ! Esclave de Christ, le chrétien lui appartient avec tous ses biens.

« Tous les témoins de la foi ont confessé qu’ils étaient étrangers et résidents temporaires sur la terre. » (Héb 11:13)

« Si vous invoquez [Dieu] comme Père, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour [sur terre]. Vous savez en effet, que ce n’est pas par […] des choses périssables, argent et or, que vous avez été rachetés […] mais par le sang précieux de Christ. » (1 Pi. 1:17).

« En tant qu’étrangers et voyageurs abstenez-vous des désirs charnels. » (1 Pier. 2:11)

CONCLUSION

Romains 13 : « 9 En effet, les commandements : Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 10 L’amour ne fait point de mal au prochain : l’amour est donc l’accomplissement de la loi. 11 Cela importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes : c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru. 12 La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière. 13 Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l’ivrognerie, de la luxure et de l’impudicité, des querelles et des jalousies. 14 Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises. »

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