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Jusqu’à quelle profondeur la croix doit-elle pénétrer en nous ?

« L’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu » (1 Corinthiens 2 : 10).

Le thème du 6° chapitre de l’Epître aux Romains peut être résumé par ces mots : « Le double message de la croix ». Ce titre est condensé lui-même dans les deux faits fondamentaux exposés par l’apôtre Paul en relation avec le Calvaire : 1) « Christ est mort » ; 2) « Nous sommes morts ».

Le « règne de la mort » qui a prévalu sur toute l’espèce humaine est la preuve de la chute de l’homme. La mort est entrée dans le monde par le péché. Romains 5 nous enseigne que Christ est mort à notre place, afin que nous puissions devenir participants de Sa vie de résurrection. Romains 6 nous apprend comment nous approprier cette vie. Si Christ est mort pour nous, afin que Sa vie puisse nous être communiquée, nous sommes morts avec Lui pour être rendus capables de la recevoir virtuellement. Il faut que nous devenions « une même plante avec Lui par la conformité à Sa mort« . Trois fois, Paul se sert de ces mots : « Sa mort« , v. 3, 4, 5. Puis il ajoute : « Nous sommes morts, » v. 8. L’identification du pécheur au Sauveur est donc clairement indiquée.

Mais que signifie cette mort avec Christ ? En premier lieu, elle signifie mourir au PECHE en tant que maître et tyran, au péché, et non à « nos péchés ». Elle signifie en outre tout ce que Dieu veut faire pour nous par la crucifixion de notre « vieil homme » avec Christ (Romains 6 : 6). Le Saint-Esprit est prêt à la rendre efficace jusqu’au tréfonds de notre être intérieur, jusqu’à ce que le péché ait perdu son empire dans tous les domaines. Cette mort agit d’une manière plus profonde que ne l’implique le renoncement aux choses visibles et extérieures. Elle pénètre dans les retranchements les plus secrets de notre être jusqu’à ce qu’elle y ait établi une libération absolue de l’esclavage et de la tyrannie du péché. Elle accomplit une œuvre si étendue, par le ministère de l’Esprit éternel Lui-même, que le pivot de notre vie est changé et que l’âme est replacée dans son centre légitime : le Dieu d’éternité.

Jusqu’à quelle profondeur doit pénétrer cette mort ?

C’est la question que je vous pose aujourd’hui. Quand l’Esprit de Dieu effectue cette œuvre radicale en faisant nôtre la mort de Christ, il s’agit d’une opération d’une plus grande portée que la seule purification de notre cœur : c’est une coupure, une séparation, qui ne peut être exprimée que par tout ce que le mot « mort » implique. Le croyant est soustrait à un maître cruel appelé péché, par l’action de l’Esprit de Dieu qui s’exerce au centre même de son être et l’affranchit afin de le rendre capable d’obéir à Dieu. L’Ecriture ne dit pas qu’il est désormais impeccable, qu’il n’y a plus de péché en lui, mais qu’il y a coupure entre lui et le péché par l’imputation de la mort de son Substitut, qui a livré Sa vie à sa place au Calvaire, de telle sorte qu’il en est désormais de lui, comme s’il était littéralement mort lui-même. Son ancien maître, le péché, n’a plus aucun pouvoir sur lui et aucune revendication à formuler à son égard (Voir Romains 6 : 17, 18).

Voilà la raison pour laquelle, dans Romains 6, qui est la grande charte de l’Eglise de Christ, l’apôtre fait alterner d’une manière si remarquable les mots SA MORT, avec NOUS SOMMES MORTS, comme s’ils concernaient un seul et même fait – ce qui, du reste, est le cas, dans le merveilleux plan de rédemption de Dieu.

Bien-aimés, ne comprenez-vous pas que c’est précisément sur ce point que vous devez être établis sur un fondement solide ? Il se peut que vous luttiez contre « vos péchés » jusqu’à être fatigués de la bataille. Vous avez recherché la purification de votre cœur et avez peut-être expérimenté un temps de répit dans votre lutte épuisante. Mais l’œuvre doit aller plus profond. La mort de Christ – Sa mort – élève dans les profondeurs de l’homme intérieur, au centre même de l’être, une barrière entre lui et son tyran, le péché, ressemblant à la lame de l’épée flamboyante agitée par les chérubins à la porte du jardin d’Eden. Vous êtes « morts au péché« , et par l’action puissante du Saint-Esprit qui rend cette mort efficace pour vous, en réponse à votre foi en l’intervention Divine (Colossiens 2 : 12), vous êtes affranchis afin de « vivre pour Dieu ».

Jusqu’à quelle profondeur cela ira-t-Il ?

Jusqu’à quelle profondeur consentez-vous à ce que Dieu aille dans votre vie intérieure ? Désirez-vous réellement être délivrés du péché ? Haïssez-vous le péché ? Pour le moment, laissons de côté le souvenir des différents péchés qui vous troublent. Dieu veut avoir affaire au centre. Qu’II puisse commencer Son œuvre tout au fond et y dresser la barrière de la mort entre vous et votre tyran, le péché. Proclamez, comme Dieu déclare que vous pouvez le faire : « Crucifié avec Christ, je ne suis plus esclave du péché ! » Et Dieu fera que cette proclamation devienne vraie dans votre expérience.

Jusqu’à quelle profondeur la mort de Christ doit-elle pénétrer en nous ?

Vous êtes d’accord de répondre pour ce qui concerne le péché : « Aussi profond que Dieu peut aller pour me donner la délivrance ! » Jusque-là, c’est bien. Mais il y a d’autres résultats qui se rattachent à cet acte initial par lequel la barrière de la mort de Christ a été élevée contre le péché au centre de notre être. Beaucoup d’autres choses sont comprises dans notre mort avec Christ et doivent encore nous être révélées. Il y a un autre esclavage dont nous devons être affranchis et que Paul désigne sous le nom de « la loi ». Regardez Romains 7 : 6.

« Maintenant que nous sommes morts avec Christ, la loi sous l’empire de laquelle nous étions autrefois maintenus a perdu son pouvoir sur nous, de sorte que nous ne sommes plus dans 1’ancien esclavage de la lettre, mais dans le service nouveau de l’Esprit » (Version Conybeare).

Derrière la tyrannie du péché, il y a une loi, avec sa verge et ses exigences, qui nous fait réaliser avec amertume notre incapacité absolue de la mettre en pratique. Dieu nous dit par le moyen de la loi : « Tu feras ceci », et « tu ne feras pas cela », et nous, sous la servitude du péché, nous sommes sans force pour obéir. Mais maintenant que nous sommes morts, la loi perd son pouvoir sur nous. Nous sommes morts (avec Christ) au péché, et par cette mort, nous sommes soustraits aussi aux exigences de cette loi. Les jours d’oppression sont finis. La loi, sous la férule de laquelle nous tremblions, est désormais transfigurée. Elle est accomplie en nous par la puissance de l’Esprit (Romains 8 : 4), car Christ Lui-même, vivant en nous, est l’accomplissement de la loi. Autrefois c’était « je dois » – et la défaite. Maintenant c’est « je puis par Christ » – et la victoire.

Jusqu’à quelle profondeur ?

La croix de Christ, dressée au centre de notre être, a de plus profondes répercussions encore. C’est à nous de dire à Dieu « jusqu’à quelle profondeur » Il peut aller, en réalisant dans nos vies tout ce qu’implique le Calvaire. Lisons Colossiens 2 : 20 (Conybeare) :

« Si donc, quand vous êtes morts avec Christ, vous avez mis de côté les leçons de l’enfance en ce qui concerne les choses extérieures, pourquoi, comme si vous étiez encore en vie dans les choses extérieures, vous soumettez-vous à des ordonnances – ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas… ! »

Jusqu’à quelle profondeur la mort de Christ doit-elle pénétrer en nous ?

Jusqu’à quelle profondeur l’épée de la croix doit-elle trancher dans nos vies ? Nous avons déjà vu qu’elle doit opérer une séparation entre nous et 1) le péché, ce maître implacable qui habite en nous, 2) l’esclavage de la loi qui nous opprime avec ses exigences inexorables. Mais maintenant, elle doit encore nous délivrer de 3) toute dépendance des choses extérieures, de l’importance exagérée que nous donnons à ces choses, les croyant essentielles, ou même simplement utiles à notre service et à notre culte pour Dieu. Le fait que Paul parle ici du côté religieux de la vie du croyant est indiqué par le contexte de ce passage. Il s’agit des « questions de conscience » qui apportent le trouble et la division dans tout le corps de Christ. Est-ce que « j’ose » manger ceci, ou boire cela ? Qu’en est-il de l’observation du dimanche ? Le sabbat institué en Eden concerne-t-il aussi « la nouvelle création en Christ », née à la vie par le Calvaire et la résurrection (2 Corinthiens 5 : 17) ? Que penser de certains préceptes qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes, préceptes généralement négatifs, tels que « ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas ! – choses qui sont toutes destinées à périr par l’usage » ? (Colossiens 2 : 22, V. Darby.)

Ces préceptes, dit l’apôtre, ont une « apparence de sagesse, en ce qu’ils indiquent de l’humilité et le mépris du corps » mais « ils sont sans aucune valeur pour réprimer la tolérance des passions charnelles » – c’est-à-dire que la chair reste la même sous la surface en dépit de cette prétendue humilité et de ce mépris du corps.

La méthode de Dieu est plus excellente. Il fait pénétrer l’épée de la croix jusqu’à la moelle de l’être humain, et par la bouche de l’apôtre, Il déclare : « Quand vous êtes morts avec Christ, cela concernait toutes ces choses extérieures. Aucune d’entre elles n’est indispensable au salut, elles ne contribuent même pas au développement de la vraie vie intérieure. La « chair » a été mise à mort en Christ pour vous » (Galates 5 : 24). Pourquoi donc vous appuyer sur des choses qui, en réalité, n’ont aucune valeur pour tenir en bride les passions de la chair, laquelle ne fera que changer de forme et se fera jour d’une autre manière ? Ce sont les pensées charnelles, « enflées d’un vain orgueil« , (Colossiens 2 : 18) qui sont les instigatrices de toutes ces méthodes ayant pour but de maîtriser la chair. Celle-ci est donc encore renforcée et rendue plus active par les moyens mêmes qui sont employés pour lui mettre un frein.

Mais, dira quelqu’un, ces choses extérieures ne sont-elles d’aucun secours pour le développement de la vraie vie de Dieu dans l’âme humaine ? Paul nous indique le moment où elles peuvent lui être en aide : C’est dans le temps de l’enfance spirituelle. Elles sont des « leçons de l’enfance » qui tomberont à la croix de Christ lorsque sa signification profonde commencera à être révélée à l’enfant de Dieu. Les Colossiens étaient troublés au sujet de ces préceptes, des sabbats, etc., et ils se condamnaient les uns les autres avec autant de vigueur que les chrétiens du vingtième siècle ne le font à propos de leurs opinions respectives, quant au bien-fondé ou au mal fondé d’une quantité de choses extérieures. Ces choses sont toutes « des ombres, » « des ombres, » « des ombres, » leur crie l’apôtre (Colossiens 2 : 17). Recherchez la substance même et vous comprendrez bien vite quelle est la pensée du Seigneur pour vous au sujet de la manière dont vous devez agir à l’égard de « ces ombres » dans la vie pratique (Romains 14 illustre ce principe d’une manière très claire).

Il est très instructif de constater que Paul n’essaye pas de résoudre les « questions de conscience » des Colossiens. Il les amène à la seule place où ces questions peuvent être envisagées selon leur vraie perspective. En dehors du Calvaire – le seul lieu qu’un pécheur sauvé par grâce possède sur la terre, le lieu de sa mort avec Christ -, ces questions sont amplifiées hors de toutes proportions. Des choses extérieures, insignifiantes, finissent par éclipser complètement celles qui comptent réellement.

Reviens au Calvaire, enfant de Dieu, reviens au Calvaire ! Mets de côté – du moins pour le moment – toute discussion, et laisse Dieu tailler jusqu’au fond de toi-même, par l’action de la croix, et amputer toutes tes vues, tes opinions au sujet des questions extérieures ayant trait à la vie chrétienne. Rejette les « leçons » de ton enfance spirituelle et meurs en Christ ! Alors un voile se déchirera devant ta vision intérieure, et tu verras la lumière dans la lumière de Dieu (Psaume 36 : 10). Tu apprendras que la seule chose qui vaille est d’être « une nouvelle création » (Galates 6 : 15). Tu connaîtras que « le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit » (Romains 14 : 17). Tu seras délivré ainsi de toute tendance à juger et à condamner ton prochain pour des détails qui ne sont pas essentiels au salut : tu ne permettras plus à ces choses de s’élever comme des barrières entre toi et d’autres membres du corps de Christ.

Jusqu’à quelle profondeur la mort de Christ doit-elle pénétrer en nous ?

Plus profond encore, toujours plus profond ! Lisez Colossiens 3 : 2, 3 :

« Affectionnez-vous aux choses d’en haut (mettez votre cœur dans les choses d’en haut), et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu ».

Jusqu’à quelle profondeur ?

Si profondément que notre vie sera vécue dorénavant dans le ciel, « avec Christ en Dieu ». Telle doit être la suite normale de notre expérience. A mesure que la mort de Christ agit et retranche plus profondément en nous, la vie d’union avec Lui doit se fortifier. A mesure que le péché cesse de régner sur notre cœur et que l’esclavage du « tu dois » fait place à l’obéissance de l’amour, à mesure que l’âme est de plus en plus dépouillée de toute confiance en quoi que ce soit hors de Christ, ou insidieusement ajouté à la perfection de Son œuvre pleinement accomplie et achevée au Calvaire, le croyant découvre que sa vie est de plus en plus vécue dans le ciel. Les choses qui le troublaient auparavant descendent à leur vraie place et il ne paye plus « la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin » (Matthieu 23 : 23), tout en restant aveugle aux questions vitales qui concernent son salut. Jusqu’à quelle profondeur doit agir cette mort ? Si profondément que désormais le cœur est attaché aux choses d’en haut et non plus à celles qui sont sur la terre. Il n’a pas fallu de grandes luttes pour en arriver à lâcher ces choses terrestres : l’œuvre de mort de la croix les a retranchées, de telle façon qu’elles aussi, soumises à la volonté de Dieu, sont en quelque sorte « tombées » ; elles ont simplement été mises à leur vraie place.

Ainsi, nous voyons qu’une véritable communion avec Christ dans Sa mort nous dépouille de tout fanatisme, de tous les « extrêmes » de tout ce qui n’est que le produit de la chair et non de la vie nouvelle d’en haut. La lumière du ciel projetée sur les choses de la terre nous fait voir ces choses à leur vraie valeur et nous enseigne le chemin à suivre pour marcher selon Dieu dans l’esprit. Quand un homme meurt, physiquement parlant, il doit abandonner ses possessions, si grandes soient-elles. Essayez de vous représenter cet homme venant vivre à nouveau sur la terre ! Ne croyez-vous pas qu’II envisagerait les valeurs sous un angle totalement différent, et que tout aurait changé d’aspect à ses yeux ? Spirituellement, c’est exactement ce que le plan de Dieu a prévu en identifiant le pécheur à son Sauveur sur la croix. La mort de Christ, appropriée au croyant, le sépare des choses terrestres, si bien qu’il vit désormais comme quelqu’un qui a sa demeure dans le ciel.

Jusqu’à quelle profondeur la croix ira-t-elle ?

Touchera-t-elle à vos vêtements, à vos ambitions, à vos biens ? Ce n’est pas tellement de remporter la victoire à l’égard de ces choses qu’il s’agit, mais plutôt de mourir à chacune d’elles dans la mort de Christ. Mais, plus profond encore, doit être le cri de notre âme ! Ouvrons nos Bibles à 2 Timothée 2 : 9-11 : « J’endure des souffrances comme un malfaiteur… J’endure tout pour l’amour des élus, afin qu’eux obtiennent… Cette parole en certaine ; car si nous sommes morts avec Lui, nous vivrons aussi avec Lui » (Darby).

Où trouvons-nous, dans ce passage, que la mort de Christ aille plus profond encore ? C’est en ce qu’elle a retranché, dans la vie de Paul, tout intérêt personnel. Traité comme un malfaiteur, l’apôtre s’écrie : « J’endure tout pour l’amour des élus, afin qu’eux obtiennent… » Qu’eux puissent obtenir, non pas que « moi j’obtienne ! »… Qui n’est pas désireux, dans ce monde battu par la tempête, de posséder une vie qui ait son centre dans les cieux ? Mais quand il s’agit de consentir à souffrir comme Christ a souffert, comme un criminel mené au trépas, et cela « pour l’amour des autres », afin qu’eux obtiennent la gloire et la bénédiction… ah ! cela, c’est « plus profond encore » ! Aucune recherche de ses propres intérêts ici, même quand il s’agit de bénédictions spirituelles ! Quelques-uns d’entre nous savent quelque chose – oh ! si peu de chose ! – de ce que représente la souffrance pour les autres. Mais la tentation nous confronte toujours à nouveau de « se sauver soi-même » et de descendre de la croix ! Lisons encore 2 Corinthiens 5 : 14-15, et voyons s’il est possible qu’il y ait encore une profondeur plus grande. L’apôtre écrit :

« Car l’amour de Christ nous étreint, en ce que nous avons jugé ceci, que si Un est mort pour tous, tous sont donc morts (en Lui)… afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour Lui » (Darby).

A quelle profondeur ?

Il appartient à chaque enfant de Dieu de répondre personnellement à cette question. « C’est l’Esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien ». Il n’y a qu’une chose que Dieu ne peut et ne veut pas faire pour nous et à notre place, c’est « vouloir ». Il est prêt à travailler en nous, à agir pour nous, à nous amener jusqu’au point où nous pourrons « vouloir », mais cela, c’est à nous de le faire ; c’est à nous, par le libre choix de notre volonté, de donner le coup de barre au gouvernail du navire.

Jusqu’à quelle profondeur la mort de Christ doit-elle pénétrer en nous ?

Jusqu’où la vérité de la croix est-elle entrée dans nos cœurs ?… Ayant amputé dans notre vie personnelle, a-t-elle atteint notre ministère et notre service chrétiens ?

Le « monde » auquel Paul se disait crucifié et qui était crucifié à son égard, c’était le monde religieux, d’après ce que nous enseigne le contexte de Galates 6 : 14 « Ceux qui veulent avoir une bonne réputation dans les choses qui se rapportent à la chair vous contraignent à vous faire circoncire, uniquement afin de n’être pas persécutés à cause de la croix de Christ », écrivait l’apôtre aux Galates (6 : 12, version anglaise). Ici nous trouvons exposées « la bonne réputation religieuse », l’habitude de contraindre les gens à accepter certaines « vues » sur la vérité, les statistiques de convertis… On cherche à échapper à la croix ; et tout cela nous donne en miniature le portrait de l’Eglise professante d’aujourd’hui. « Ce monde-là est crucifié pour moi, et je le suis pour lui, » s’écrie l’apôtre. Je ne me glorifie que dans la croix de Christ « qui est l’instrument de ma crucifixion comme de la Sienne » (Lightfoot), Ainsi doit-il en être de nos jours pour chacun de ceux qui veulent prêcher l’Evangile : « RIEN N’IMPORTE, SI CE N’EST UNE NOUVELLE CREATION ».

A quelle profondeur ?

Si profond que nous mourrons entièrement à tout désir d’avoir « une bonne réputation » dans « les choses qui se rapportent à la chair », dans notre service pour Dieu ; et nous serons satisfaits d’être dans la vraie ligne apostolique, sur le chemin foulé par notre Sauveur et Son apôtre. Ce merveilleux message de la croix nous conduit de profondeur en profondeur. Lui permettrons-nous de pénétrer si avant dans nos vies que toutes les barrières religieuses élevées entre nous et nos frères croyants seront renversées ? Quand il parlait du mur consistant en ordonnances religieuses, qui séparait les Juifs des Gentils, l’apôtre écrivait aux Ephésiens : « Il est notre paix, Lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation ; ayant anéanti par Sa mort le terrain de notre inimitié… afin de les réconcilier l’un et l’autre en un seul corps par la croix » (Ephésiens 2 : 14,16., version anglaise).

Jusqu’à quelle profondeur la croix de Christ pénètre-t-elle ?

Assez profond pour démolir routes les barrières consistant en ordonnances, qui s’élèvent entre ceux que Sa mort expiatoire a sauvés. Qu’a donc accompli la croix en faveur du Juif et du païen ? Elle les a mis à mort l’un et l’autre, afin que des deux puisse naître un « nouvel homme », ni juif ni païen, mais chrétien. « En Christ, écrit l’apôtre, il n’y a ni Juif ni Grec… mais Christ est tout et en tous ». (Colossiens 3 : 11)

A quelle profondeur ?

Les profondeurs insondables du Calvaire, capables de sonder les abîmes sans fond de l’âme humaine, ne pourront jamais être épuisées. 2 Corinthiens 4 : 10-12 et 13 : 4 ouvrent des possibilités infinies aux profondeurs de la croix. De là, la vie de Jésus elle-même entre à flots et s’écoule avec une puissance sans limites par la vie de ceux qui permettent à l’Esprit de Dieu de creuser de profonds canaux dans leur être intérieur. Là aussi, la faiblesse humaine est puissamment énergisée par l’action de la force divine. Puissions-nous consentir à accepter et à réaliser tout ce que la croix représente, afin que nous soyons rendus capables de connaître la puissance de la résurrection de Christ, étant rendus « conformes à Lui dans Sa mort » (Philippiens 3 : 10).

Jessie Penn-Lewis


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loi mort en Christ nouvelle vie péché

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