UN HOMME TROMPERA-T-IL DIEU?

La question principale au sujet de l’argent, dans l’Ecriture, n’est pas de savoir quels sont vos sentiments à son égard, ni même comment vous le dépensez – mais de savoir comment vous le « donnez ». Tout ce que j’ai dit jusqu’à présent n’est qu’une introduction pour en venir à ce sujet crucial : donner l’argent que Dieu vous a confié.

C’est un sujet difficile. Je suis parfois embarrassé quand je pense à ma responsabilité (et à mon irresponsabilité) dans ce domaine. Mais l’argent joue un rôle si important dans les Ecritures que nous ne pouvons nous permettre de ne pas en parler.

L’Apôtre Paul a fait l’éloge des chrétiens de Macédoine, pas seulement à cause de leur générosité, mais aussi parce qu’ils « se sont d’abord donnés eux-mêmes au Seigneur » (II Corinthiens 8:5). C’est là où tout commence. Donnez-vous d’abord au Seigneur, sinon tout le reste est dénué de sens.

Naturellement, le Seigneur veut que vous donniez à vos frères et à vos soeurs dans le besoin. Il veut aussi que vous donniez pour l’oeuvre de Jésus-Christ et que vous investissiez votre argent pour Dieu. Mais pour Dieu l’offrande n’est pas un moyen de se procurer de l’argent. Donner est le moyen que Dieu emploie pour faire grandir ses enfants. Chaque fois que vous donnez en faisant un sacrifice, vous abandonnez un peu de votre égoïsme. Et lorsque vous donnez, d’autres personnes sont bénies et Dieu est glorifié (Voyez II Corinthiens 9 à ce sujet).

Dans ce chapitre, nous examinerons la question du don dans l’Ancien Testament; dans le chapitre suivant nous examinerons la même question dans le Nouveau Testament.

Mais avant d’ouvrir l’Ancien Testament, j’aimerais vous dire que le principe fondamental de « donner » demeure le même pour toutes les périodes de l’histoire. Dieu y a apporté quelques changements superficiels, mais, en profondeur, ses recommandations sont les mêmes aujourd’hui que celles du temps de Moïse et de la période qui a précédé. Il n’y a aucune différence.

Quand nous examinons la question des offrandes à l’époque de l’Ancien Testament, nous sommes continuellement confrontés au principe de la dîme, du 10%. Devons-nous donner la dîme de nos jours? Ceux qui le croient raisonnent ainsi:

Abraham et Jacob ont donné la dîme avant que la loi mosaïque ne soit instituée. En d’autres termes, la dîme existait avant la loi. Et puisque la dîme existait avant la loi, elle doit aussi exister après; c’est un principe universel. La dîme a existé avant la loi, pendant la loi et elle devrait continuer après la loi. C’est une obligation permanente.

Prétendre que ce qui était en vigueur avant la loi est encore de règle après la loi pose un problème. Le sabbat existait avant la loi. Devrions-nous cesser nos réunions le dimanche? Les sacrifices ont débuté dans le Jardin d’Eden. Devrions-nous donc encore offrir des agneaux? Je ne le crois pas (et Galates, Hébreux et d’autres passages de l’Ecriture abondent dans ce sens).

Donner selon Dieu – Chacun … selon sa prospérité

Que dit le Nouveau Testament au sujet des dons? Fondamentalement, on y retrouve les mêmes principes que dans l’Ancien Testament: payez vos impôts (les dons obligatoires); donnez ce que vous voulez au Seigneur (l’offrande libre). L’enseignement sur l’offrande est plus précis dans le Nouveau Testament que dans l’Ancien Testament, mais les mêmes principes prévalent tout au long de la Bible. Je sais que ces déclarations vont à l’encontre des prétentions de nombreux chrétiens qui perçoivent dans l’Ancien et le Nouveau Testament deux perspectives différentes en ce qui concerne les dons. Mais examinons plutôt ce que les Ecritures nous enseignent à ce sujet.

Les dons obligatoires dans le Nouveau Testament.

Souvenez-vous qu’à l’époque de l’Ancien Testament les dîmes qui étaient prélevées sur les Juifs – la taxe pour le temple, l’année sabbatique pour le repos des terres, la taxe du profit partagé (laisser le coin des champs non récoltés pour aider les pauvres) – tout cela constituait une forme d’imposition. A l’époque où les Evangiles furent écrits, les Juifs étaient encore sous ces lois. Il était donc normal pour les Juifs de continuer à payer leurs dîmes, etc. Le système des taxes était encore en vigueur. Au trésor du Temple, il y avait treize récipients en forme de trompette dans lesquels les gens déposaient leur argent. Ajoutez à cela que les Romains exigeaient des Juifs des taxes exorbitantes. Ceux-ci étaient donc soumis obligatoirement à la fois aux lois mosaïques et aux lois romaines pour le paiement de taxes.

Jésus faisait continuellement mention de cet état de choses dans les Evangiles. Voici un exemple: « Lorsqu’ils arrivèrent à Capernaum, ceux qui percevaient les deux drachmes s’adressèrent à Pierre et lui dirent: Votre maître ne paie-t-il pas les deux drachmes? Oui, dit-il. Et quand il fut entré dans la maison, Jésus le prévint et dit: Que t’en semble Simon? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils des tribus ou des impôts? de leurs fils, ou des étrangers? Il lui dit: Des étrangers. Et Jésus lui répondit: les fils en sont donc exempts. Mais pour ne pas les scandaliser, va à la mer, jette l’hameçon et tire le premier poisson qui viendra; ouvre-lui la bouche et tu trouveras un statère. Prends-le, et donne-le leur pour moi et pour toi » (Matthieu 17:24-27).

Dans 1 Jean 2:6, il est dit que nous devons nous conduire comme Jésus s’est conduit. Jésus a payé ses taxes, nous devons payer les nôtres. Il est très intéressant de voir Matthieu nous mentionner cet épisode, car Matthieu nous a présenté Christ comme Roi. Même si Christ était Roi (en fait il était Roi des Rois), Il obéissait quand même aux lois et Il payait ses taxes.

Parlons un peu du commentaire de Jésus sur la relation étrangers-fils. Evidemment, les rois ne taxent pas leurs propres fils. Ils tournent la difficulté. Ils taxent les étrangers. Jésus disait qu’en un certain sens, nous ne serions pas tenus de payer des taxes: nous sommes des fils du Roi. Mais afin d’éviter tout scandale, nous devons payer nos taxes.

A cette occasion, Pierre a obtenu l’argent de son impôt d’un poisson. Si ce phénomène se produisait encore de nos jours, aux environs du 1er avril les plages de notre pays seraient remplies de chrétiens. Malheureusement, Dieu n’agit plus de cette façon.

Donner selon Dieu – Conclusion

Nous avons appris que nos offrandes devraient être faites avec gaieté de coeur, de façon systématique, avec réflexion et chaque semaine. Et (ceci est difficile à accepter) nos dons devraient comporter un sacrifice. Souvent, les gens demandent: « Combien devrais-je donner? » Je ne sais pas. C’est une question personnelle entre vous et Dieu. Mais rappelez-vous que Zachée donnait 50% (comme point de départ). Je ne crois pas qu’il s’agisse là d’une norme à suivre. Mais je puis vous assurer une chose, ceci démolit presque la théorie du 10%. Je ne crois pas que vous puissiez trouver trace de la dîme dans le Nouveau Testament.

L’important est que le don doit comporter un sacrifice. David a dit:

« Je n’offrirai point à l’Eternel, mon Dieu, des holocaustes qui ne me coûtent rien » (II Samuel 24:24).

J’aime cette déclaration.

L’offrande devrait aussi se faire dans le secret et l’humilité (voyez Matthieu 6). Les pharisiens aimaient déclarer, « Je donne telle somme », afin que les gens le sachent et en soient impressionnés. Dieu dit: « Soyez réservé et humble. Que votre offrande reste secrète entre vous et Moi. » Voilà la manière de donner. « Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus; autrement, vous n’aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux » (Matthieu 6: 1). Si vous donnez dans le but d’impressionner les hommes, alors vous aurez leur louange et non celle de Dieu. « Donc, lorsque tu fais l’aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme le font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues » (verset 2). Imaginez le spectacle. « Regardez, vous tous, je fais mon offrande! » Pourquoi cet étalage? « Afin d’être glorifié par les hommes. »

Jésus a dit: « Mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton aumône se fasse en secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra » (versets 3-4).

Je ne puis vous dire combien vous devez donner, mais si la loi exigeait 10% au minimum, je crois que ce montant atteindrait à peine le commencement de ce que la grâce mérite.

Lorsque vous considérez tous les bienfaits que Dieu vous a accordés, pouvez-vous sincèrement établir une limite à ce que vous devez Lui donner ? Il a donné spontanément et totalement, une offrande libre et volontaire par excellence.

Désirez-vous faire moins?

John MacArthur


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argent dîme

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