Comment manifester la vie de Jésus

« Livrés à la mort pour l’amour de Jésus, afin que la vie aussi de Jésus puisse être manifestée dans notre chair mortelle. Ainsi donc la mort opère en nous, mais la vie en vous » (2 Corinthiens 4 : Il, 12, V. Darby.)

Il appartient au plan de Dieu qu’Il Lui soit permis d’opérer, dans le cœur de Ses messagers, la réalisation des vérités qu’Il leur confie pour les dispenser aux autres.

Ecrit en grands caractères, dans la Parole même de Dieu, ressort le principe de la mort agissant en ceux qu’Il envoie pour apporter Son message, afin que la vie soit manifestée dans les autres. « Livrés à la mort pour l’amour de Jésus »… Nous trouvons cette expérience vécue déjà au temps de l’Ancien Testament dans la vie de David et dans celle des autres prophètes. Et comme il en a été pour eux dans la réalisation des types, ou préfigurations du Calvaire, et dans les déclarations prophétiques annonçant la croix, il en a été de même dans la dispensation qui l’a suivie immédiatement, et dès lors continuellement à travers les siècles, jusqu’à nos jours.

Nous découvrons ce principe incrusté dans la vie de l’apôtre Paul, dans la vie des martyrs et dans celle de tous les serviteurs de Dieu qui aient jamais été employés par Lui avec puissance. C’est un aspect de la croix que beaucoup d’entre nous n’ont pas su découvrir : ce principe de la mort produisant la vie, qui doit être forgé en nous avant que le message du Calvaire, communiqué par nous, puisse devenir vie dans les autres.

Là est l’explication du fait qu’on entend tellement prêcher sur la croix sans que la puissance de la croix soit à l’œuvre. Nous pouvons avoir compris clairement l’aspect substitutif et expiatoire de la mort de Christ pour nous, mais n’avoir pas saisi le fait de notre identification à Lui dans cette mort, de telle sorte que nous connaissions la victoire sur le péché, que donne la certitude d’être mort avec Lui.

Ou bien, si nous avons pris cette position d’identification, nous n’avons peut-être pas saisi ce que signifie la conformité à Sa mort, conformité qui permet à la puissance de la croix et de la résurrection de Christ d’agir en nous quotidiennement dans la vie pratique. Cette expérience introduit dans notre vie non seulement la victoire sur le péché, mais l’esprit du Calvaire. Par contre, l’absence de compréhension à cet égard est la cause de cette anomalie : la croix est prêchée, mais cette prédication ne porte pas l’empreinte de l’esprit du Calvaire. Là réside le danger de l’enseignement de l’identification, sans que celle-ci soit suivie d’une réelle conformité à la mort de Christ qui, seule, produit la vraie puissance. En effet, nous pouvons nous appuyer sur le fait que nous sommes morts avec Christ et prétendre qu’il n’a fallu qu’un instant pour que cette mort ait entièrement accompli son œuvre en nous, mais ne pas réaliser que la conformité à Sa mort doit suivre de près l’expérience de l’identification et qu’elle doit être appliquée à notre vie de plus en plus profondément, jusqu’à ce que la communion de Ses souffrances, sur le chemin de la croix, soit devenue une réalité pénétrant toute notre existence.

Voyez le cas de Jérémie : comme il en a été pour lui, de même tous les véritables messagers de la croix devront suivre le même chemin et passer par les mêmes expériences, s’ils sont décidés à suivre le Seigneur jusqu’au Calvaire. Car Jérémie a connu ce que cela représente de fouler le sentier que Jésus a parcouru en allant à la croix, bien que ce fût de longues années avant que Christ vint sur la terre pour y mourir. De même que Jérémie a connu la croix par anticipation, de même, lorsque nous proclamons la tragédie et la victoire du Calvaire, il faut que nous la connaissions dans une communion intime avec l’Agneau de Golgotha. La mort de Christ peut et doit être agissante en nous d’une manière si réelle que nous l’expérimentions comme une communauté, une association avec le Seigneur dans Ses souffrances. Cela seul donne naissance à une vie qui triomphe de tout.

Ce passage de 2 Corinthiens 4 : 11-12 est la pierre de touche de tout ce qui concerne cette expérience. « Nous qui vivons, écrit l’apôtre, nous sommes toujours livrés à la mort pour l’amour de Jésus, afin que la vie aussi de Jésus soit manifestée dans notre chair mortelle. Ainsi donc la mort opère en nous, mais la vie en vous ».

Ne voyons-nous pas d’une manière évidente que David a été « livré à la mort » quand, dans une heure de souffrance intense, il s’est écrié : « Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’as-Tu abandonné ? » Le Saint-Esprit a pu alors faire entendre par lui les paroles prophétiques qui devaient annoncer la mort de Christ au Calvaire.

Tandis que nous méditons sur ces choses, une compréhension nouvelle nous est accordée de ce que comporte la vie de Dieu dans l’âme humaine. Nous voyons qu’Il burine dans le tréfonds de Sa créature les messages divins qu’Il cherche à communiquer par elle. Même d’un prophète, Il n’a jamais fait une « machine », mais Il S’exprime par un cœur et par une vie qu’Il a préparés dans la fournaise de la souffrance.

En ces jours solennels qui précèdent la fin de notre dispensation, la question qui se pose à beaucoup de Chrétiens est celle-ci : « Comment l’Eglise de Christ va-t-elle être préparée à rencontrer le Seigneur ? » Nous répondons : « Seulement en consentant que soit créé en elle le vrai esprit de Jésus, en devenant conforme à Lui, l’Agneau de Dieu ». Quelques enfants de Dieu ont eu comme une vision de ces choses. Ils en ont goûté la réalisation dans une certaine mesure, et ce message brûle dans leur cœur. Mais comment sera-t-il communiqué aux autres de telle manière qu’il devienne une réalité puissante dans leur vie ? Comment cette vie de Jésus, qui nous a été donnée par la communion avec Lui dans Sa mort, atteindra-t-elle les autres ? La réponse est celle-ci : « Il faut que nous soyons prêts à être livrés à la mort comme les prophètes l’ont été ». Notre désir le plus profond est de faire connaître autour de nous le message du Calvaire dans toute sa puissance mais cela ne peut être réalisé que dans la mesure où il est œuvré en nous en premier lieu, comme il l’a été dans les vies de Jérémie, de David et de Paul.

Sommes-nous prêts à vivre ce message dans les larmes s’il le faut comme David, qui a gémi et pleuré en faisant les expériences décrites dans le Psaume 22, avant que le Saint-Esprit puisse lui inspirer les paroles de ce Psaume qui nous donne le portrait prophétique de Christ ? Oui, il nous faut, tout autant que David, connaître les angoisses, les sanglots du Calvaire, dans la communion de Ses souffrances, si nous voulons que le Saint-Esprit communique la vie aux autres par le message de la croix que nous leur apportons ! Si nous ne leur faisons part que de nos lumières intellectuelles sur la mort de Christ, cela peut, il est vrai, leur apporter la lumière, mais pas la vie. Nous sommes peut-être capables d’expliquer parfaitement tout ce qui concerne l’identification à Christ dans la mort au pêché et la victoire personnelle, si bien que nos auditeurs pourront à leur tour devenir victorieux, mais ce n’est pas la vie passant au travers de nous, car pour cela il ne faut rien de moins que la communion de Ses souffrances, accomplie en nous par le Saint-Esprit.

Le Seigneur Jésus a crié sur la croix de Golgotha : « Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi M’as-Tu abandonné ? », répétant ainsi les paroles prononcées par David au milieu de larmes amères, des années auparavant.

Et ce fut à Golgotha que la vie même de Jésus fut libérée en faveur d’un monde mourant. « Toujours livrés à la mort… Ainsi donc la mort agit en nous et la vie en vous… » écrivait Paul. Ces mots expriment-ils une supplication pour recevoir la puissance ? Non ! Pour obtenir le bonheur ? Non encore ! « Toujours livrés à la mort… » Avez-vous jamais, cher enfant de Dieu, demandé à Dieu de vous associer à Christ dans Sa mort ? Vous avez prié pour obtenir la puissance, mais la réponse divine est : « Toujours livrés à la mort ».

Toujours ! Pas seulement de temps en temps ! « Mais, direz-vous, je croyais que lorsque je suis venu à la croix et que j’ai compris mon identification avec Christ dans Sa mort, j’avais été introduit sur le terrain de la résurrection par mon union avec Lui, puis que, par Son ascension, j’avais pénétré avec Lui dans les lieux célestes (Ephésiens 2 : 6) ; je croyais que la croix était maintenant derrière moi et que je n’avais plus qu’à maintenir ma position… »

Oui, cela est vrai, mais toute la vérité n’est pas contenue dans ce que vous venez de dire. 2 Corinthiens 4 : 10-12 et Philippiens 3 : 10 occupent une place vitale dans la vie spirituelle de tous ceux qui veulent s’attacher à connaître le Seigneur. « Regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu » (Romains 6 : 11), et « Vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu » (Colossiens 3 : 3), sont des vérités fondamentales, un roc sur lequel nous devons jour après jour maintenir notre position. Mais la puissance de la résurrection ne s’obtient que par la conformité à Sa mort qui produit la vie pour les autres.

« Toujours livrés à la mort pour l’amour de Jésus ». « Oh ! direz-vous encore, vous ne placez pas devant nous le côté le plus attrayant de la vie chrétienne ! » Ah ! frères en Christ, pourquoi, en suivant votre Sauveur, recherchez-vous toujours ce qui est attrayant à vues humaines ? Le Calvaire, dans toute sa terrible réalité, était-il attrayant ? Christ Lui-même était-Il attrayant sur le chemin de la croix ? Si nous avions pu Le contempler alors, nous n’aurions trouvé en Lui « aucune beauté qui nous Le fasse désirer » (Esaïe 53 : 2, version anglaise). Mais « à cause de la joie qui Lui était proposée, Il a enduré la croix et méprisé la honte » (Hébreux 12 : 2, version anglaise). Si nos yeux étaient ouverts par le Saint. Esprit et qu’il nous soit donné d’avoir la vision divine de notre Seigneur dans Sa souffrance, nous trouverions une beauté ineffable dans l’Esprit de l’Agneau qui était en Lui. Nous verrions le côté céleste de la communion avec Christ sur le chemin de la croix, et nous regarderions comme une joie parfaite de suivre Ses traces. Alors notre désir intense serait de souffrir avec Lui, parce qu’ainsi, et ainsi seulement, nous serons « glorifiés avec Lui » (Romains 8 : 17). « Cette parole est certaine : Si nous sommes morts avec Lui, nous vivrons aussi avec Lui ; si nous souffrons, nous régnerons aussi avec Lui (2 Timothée 2 : 11-12).

Mais quelle est la signification de ces mots : « Etre livrés à la mort ? » Le Seigneur a été « livré pour nos offenses ». Le Père L’a « livré pour nous tous ». « Il fut livré entre les mains des hommes ». Le mot grec signifie transmettre, tendre, remettre, abandonner, céder, renoncer à, se retirer de (an anglais : hand over ou give over). C’est le mot qui est employé dans Galates 2 : 20, quand il est dit : « Il m’a aimé et S’est donné Lui-même pour moi ». Il S’est abandonné aux bourreaux, pour moi. Il S’est remis à la mort, pour moi. Le Père L’a abandonné, livré aux mains des bourreaux, à la merci des Gentils et des principaux des Juifs. A plusieurs reprises, nous lisons : « Quand le temps fut venu où Il devait être livré ». (Delivered up)

Ceci est l’un des aspects de la vie de Jésus qui doit être manifesté dans notre corps mortel. Il nous appelle à consentir à être « abandonnés à la mort pour l’amour de Jésus » comme Il y a été abandonné pour nous. Il nous faut une vision qui aille plus loin que celle de notre confort, de notre joie, de notre bonheur personnel, de nos extases même. Il nous faut recevoir « la puissance » non seulement pour être témoins, mais pour être martyrs (le même mot grec signifie à la fois témoin et martyr), la puissance pour consentir à être livrés entre les mains des hommes, et la puissance pour pouvoir nous abandonner entièrement à la volonté de Dieu, afin que la vie agisse chez les autres, « livrés à la mort pour l’amour de Jésus ».

« Toujours livrés à la mort », toujours remis, abandonnés à la mort. Quels sont les instruments que Dieu emploie pour réaliser cette communion avec Christ ? « Un frère livrera son frère à la mort » (Matthieu 10 : 21). Relisez Matthieu 24 : 9 : « Alors ils vous livreront pour être affligés, et ils vous feront mourir ; et vous serez haïs » (version Darby). Oh ! enfants de Dieu, êtes-vous prêts à être haïs ? Ou bien y a-t-il en vous un sentiment cuisant, douloureux, qui déborde en ressentiment sur les autres ? Dans ce cas, vous n’avez pas encore appris ce qu’est le Calvaire et « la communion de Ses souffrances, étant rendus conformes à Lui dans Sa mort ».

« Et Ils vous feront mourir ». Il y a bien des manières de « faire mourir », même sans employer le couteau ! « Ils vous haïront… » Quand le message de Dieu est vraiment devenu une partie de nous-mêmes, il devient « l’épée de l’Esprit, pénétrant jusqu’aux jointures et aux moelles » chez les autres, et il arrive qu’ils s’en irritent et se tournent contre nous, comme ils se sont tournés contre Jérémie lorsqu’ils l’ont rejeté.

Nous avons adouci le message de la croix et essayé d’adapter son langage aux sentiments du vingtième siècle ! Mais maintenant ce temps est révolu. Si nous sommes fidèles, le tranchant de la croix se fera sentir, que nous le voulions ou non. « Un frère livrera son frère à la mort ». Consentez-vous à ce que, dans la vie de famille, votre sœur ou votre frère vous « livre à la mort » en vous faisant subir des injustices, en vous jugeant faussement, et supporterez-vous ces épreuves avec l’esprit du Calvaire ?

Dans 1 Pierre 4 : 19, nous lisons : « Que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle Créateur, en faisant ce qui est bien (le verbe « remettre » exprime ici une action continue, c’est le même mot grec dont nous avons déjà étudié la signification) : « Car nous qui vivons, sommes toujours livrés à la mort pour l’amour de Jésus ».

« Nous qui vivons… » VIVRE. Ici, nous trouvons la vie s’épanouissant au milieu de la mort. La vie divine en nous ne peut pas être anéantie, mais, comme le grain de blé qui donne du pain est broyé, cette vie se brisera en livrant son parfum et sa puissance vivifiante en face de tout ce qui pourra la confronter. La vraie vie de Dieu en nous supportera n’importe quelle épreuve, si poignante soit-elle. Mais quant à ce qui n’est pas de Dieu, le plus tôt cette chose périra et disparaîtra, mieux cela vaudra pour nous.

Il peut arriver que « la vie de Jésus », quoique habitant véritablement en nous, soit peu réalisée et remarquée, par le fait qu’elle ne trouve pas d’orifice pour se répandre ; le vase qui la contient n’a jamais été brisé ! C’est la raison pour laquelle nous sommes « toujours livrés à 1a mort ». Ce ne sont que ceux qui vivent, ceux qui possèdent la vraie vie de Jésus en eux par leur union avec Lui dans la puissance de Sa résurrection, laquelle est la vie qui Lui a été communiquée au sein de la mort, qui sont « livrés à la mort » afin que la vie qui est en eux puisse être manifestée. Si la mort n’agit pas dans l’homme extérieur, cette vie est comprimée entre les parois d’une circonférence rigide. Elle ne trouve pas d’expansion. « Donnez, et il vous sera donné… une mesure pressée… et qui débordera… » (Luc VI : 38, version Darby.)

Âme qui te trouves dans le sentier de l’épreuve, où tu es comme écrasée par la souffrance, commence à donner aux autres, cesse de penser à toi-même et à tes propres besoins. Reconnais que ta place est dans la mort de Christ, et déclare : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ». J’accepte d’être toujours livré à la mort pour l’amour de Jésus, afin que la vie de Jésus puisse être manifestée. Je ne demande pas que le chemin de l’épreuve me soit épargné, à ne pas être livré entre les mains des hommes ; je ne demande pas à être délivré de ceux qui me font du mal et me mettent à l’épreuve ; je réclame seulement que la vie de Jésus en moi puisse se répandre et triompher en eux.

« Nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort ». Et qui donc est celui qui me « livre ». Ah ! C’est la main qui a été percée au Calvaire, la main du Seigneur… Ai-je donc une part à accomplir dans cette expérience ? Ta part, c’est de choisir, car il est en ton pouvoir de te rebeller. Ta part, c’est d’accepter le chemin qu’Il veut pour toi, de choisir d’être « livré », dans une participation intime à la mort de Christ. Alors Celui qui est mort et ressuscité dira de toi : « Je lui montrerai tout ce qu’il doit souffrir pour Mon Nom » (Actes 9 : 16).

Et quel sera le résultat de ces expériences ? « Toujours livrés à la mort, afin que la vie de Jésus puisse être manifestée dans notre chair mortelle ». Ces expériences ont affaire avec notre corps mortel, (la vie de Jésus manifestée dans notre chair mortelle), ce qui nous montre d’une manière indiscutable qu’il y a un chemin de mort pour l’homme extérieur, afin que la vie qui est en lui puisse trouver une brèche pour se manifester, pour devenir visible. L’objet et le but en vue sont toujours que la bénédiction atteigne les autres. « Ainsi la mort agit en nous, et la vie en vous ». La mort agit ! Il y a donc telle chose que l’action de la mort dans le croyant. La mort agit, et dans la mesure où elle agit, la vie se répand sur les autres.

Vous vivez au milieu de gens qui ne savent que peu de chose du Calvaire. Comment se fait-il que vous ne puissiez pas leur apporter le message de la croix ? Parce qu’Il n’est pas manifesté dans votre propre vie. En premier lieu, nous devons saisir la portée de l’identification ; puis, d’une manière intelligente, délibérée, nous abandonner à Dieu pour être « livrés à la mort » de la façon qu’Il choisira, afin que cette mort agisse en nous et que la vie de Christ jaillisse sur les autres. C’est ce qu’un certain auteur a décrit en ces termes : « Le chemin du sacrifice des élus de Dieu, le chemin qu’ont suivi David, Jérémie et les prophètes, le chemin qu’il faut suivre pour pouvoir proclamer le message de la croix aujourd’hui, comme il fallait le suivre pour la prophétiser aux jours de David. C’est ce chemin-là qui nous conduit à accepter d’être livrés à la mort par nos frères, selon les méthodes du vingtième siècle : une mort qui n’est pas corporelle, mais qui n’en est que plus raffinée et plus cruelle, lorsque nous sommes mis de côté et jugés injustement à cause de notre fidélité à Dieu. « Pour t’amour de Toi, nous sommes mis à mort tout le jour », disait Paul, « nous avons été estimés comme des brebis de tuerie… dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés » (Romains 8 : 36-37, version Darby).

Que Dieu nous accorde la grâce d’ouvrir notre esprit à ce message, afin que le Saint-Esprit puisse nous pénétrer de Sa vérité et que nous soyons rendus capables de « suivre l’Agneau quelque part qu’Il aille » !

Pouvez-vous dire du fond de votre cœur : « Oui, je vis, je sais que je vis avec Christ, étant participant de la vie divine. Devant moi se déroule maintenant le chemin dans lequel Dieu m’a conduit depuis quelque temps et contre lequel je me suis révolté. Je me suis irrité de devoir y passer, j’ai dit : Non ! j’en ai assez de cette croix : il n’est sûrement pas nécessaire d’en entendre toujours parler. Je ne la désire pas ! Mais maintenant, je suis prêt à y faire face ! »

« Par l’Esprit éternel, Il S’est offert Lui-même à Dieu » (Hébreux 9 : 14), « Il tourna fermement Son visage pour monter à Jérusalem ». (Traduction littérale) Voulez-vous maintenant envisager ces paroles : « livrés à la mort » et répondre « Oui ! » à votre Seigneur ? Oui, pour que la vie soit communiquée aux autres ? Voulez-vous cesser de rechercher quelque chose pour vous-mêmes ? « Oui, Seigneur, que les autres obtiennent ce que je voudrais avoir pour moi-même ». Voulez-vous choisir le sentier de la mort pour que les autres puissent recevoir la vie, accepter d’accomplir dans votre chair ce qui reste encore à souffrir des afflictions de Christ pour Son corps, qui est l’Eglise ? (Colossiens 1 : 24).

Et qu’implique donc ce choix ? Il implique : vivre, pleurer, souffrir, aimer, avec une patience infinie, une infinie tendresse, un amour inlassable pour chaque membre du corps de Christ. Il implique : être attaché non pas à ses propres progrès, mais à ceux de tout le corps de Christ ; laisser tomber tout élément personnel dans le service de Dieu, ne pas chercher à être remarqué, ne convoitant ni réputation, ni reconnaissance ; se lâcher entièrement soi-même pour l’amour de Jésus-Christ, et se remettre à Dieu, prêt à être dépouillé en faveur de Son corps, qui est l’Eglise.

Avec quelle tendresse, enfant de Dieu, ne voudrais-je pas mettre ce message devant toi et te demander d’y faire face avec le Seigneur et, au Nom de Jésus, de laisser le Saint-Esprit accomplir en toi tout ce qu’Il voit que, dans la communion avec Lui, tu es capable de supporter. Diras-tu « oui » ? Dans ces conditions, ne cherche pas à imiter quelque autre Chrétien, car Dieu veut agir envers toi comme s’Il n’y avait que toi dans le monde, et Il saura trouver le meilleur moyen de te faire partager une communion parfaite avec Lui-même.

Dieu n’est-Il pas en train de nous préparer pour les événements qui sont à la porte ? Le jour de la grâce approche rapidement de sa fin. Combien d’entre nous seront-ils trouvés fidèles ? Combien d’entre nous seront-ils intègres envers Dieu ? Combien soutiendront-ils l’épreuve ? Le monde a besoin de martyrs, et Il a ses martyrs obscurs dans de nombreuses vies d’enfants de Dieu.

Sur la terre entière, il y a des âmes vraies, profondes, à qui Dieu est en train d’enseigner quelle puissance peut avoir une vie qui souffre en faveur du corps de Christ. Sur la terre entière, au milieu des ténèbres profondes de cette dernière heure, Dieu mûrit dans la fournaise des âmes qui brilleront comme l’or au jour de Sa venue. Oh ! choisissons ce chemin étroit ! Livrons-nous entre les mains de Dieu, afin qu’Il nous associe à la communion de Son Fils. Sa vie alors sera manifestée, et elle coulera à flots sur le monde.

Jessie Penn-Lewis


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