Aimer les frères

Références bibliques : Jean 5.24 ; 1 Jean 3.14

L’Évangile selon Jean fut le dernier évangile écrit, et les Épîtres de Jean furent les dernières Épîtres. Avant l’Évangile selon Jean, il y a trois Évangiles, ceux de Matthieu, de Marc et de Luc, qui rapportent un grand nombre d’actions et d’enseignements du Seigneur Jésus. L’Évangile selon Jean nous montre les choses les plus hautes et les plus spirituelles concernant la venue du Fils de Dieu sur la terre. Il nous dit clairement quelle sorte de personne peut avoir la vie éternelle. Il affirme à de nombreuses reprises que ce sont ceux qui croient qui ont la vie éternelle. L’Évangile selon Jean parle souvent de la foi. C’est en croyant que nous recevons la vie éternelle. Tel est le sujet et le point central de l’Évangile selon Jean. L’Évangile selon Jean prête une attention particulière à certaines choses que les autres évangiles ne mentionnent pas. Jean 5.24 dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. » Autrement dit, ceux qui écoutent et croient sont passés de la mort à la vie. La porte de l’évangile est ici très large.

Alors que certaines épîtres prêtent une grande attention à la foi de l’homme en Dieu, Jean met en avant un aspect de la vie pratique devant Dieu. Ses Épîtres parlent de l’amour. Les Épîtres de Jean déclarent que la foi d’un homme doit être manifestée par son amour.

Si nous demandons à quelqu’un : « Comment savez-vous que vous avez la vie éternelle ? », il répondra peut-être : « La Parole de Dieu le dit. » C’est vrai, mais, il se peut qu’il ait dit cela de par sa connaissance intellectuelle ; il n’a peut-être pas vraiment cru à la Parole de Dieu. C’est pourquoi, Jean nous montre dans ses Épîtres que si un homme dit qu’il a la vie éternelle, il doit le prouver. Si un homme dit qu’il est de Dieu, les autres doivent voir en lui une certaine manifestation qui en témoigne.

Quelqu’un peut dire : « Je crois, donc j’ai la vie éternelle. » Il se base peut-être sur ses connaissances intellectuelles pour dire cela. Il peut faire de la foi et de l’obtention de la vie éternelle une sorte de formule :

-premièrement il entend l’évangile,
-deuxièmement, il comprend,
-troisièmement, il croit et
-quatrièmement, il sait qu’il a la vie éternelle.

Mais cette formule pour le « salut » n’est pas fiable (pour celui qui regarde de l’extérieur). La Bible nous dit que du temps de Paul il y avait de faux frères (Souvent en voyage, j’ai été en danger au passage des fleuves, en danger dans des régions infestées de brigands, en danger à cause des Juifs, mes compatriotes, en danger à cause des païens, en danger dans les villes, en danger dans les contrées désertes, en danger sur la mer, en danger à cause des faux frères.2 Co 11.26 ; Quatorze ans plus tard, je suis remonté à Jérusalem en compagnie de Barnabas. J’avais aussi emmené Tite avec moi. J’ai fait ce voyage pour obéir à une révélation divine. J’y ai exposé l’Evangile que j’annonce parmi les non–Juifs, je l’ai exposé dans un entretien particulier aux dirigeants les plus considérés. Car je ne voulais pas que tout mon travail passé et futur soit compromis. Or Tite, mon compagnon, était d’origine païenne. Eh bien, on ne l’a même pas obligé à se soumettre au rite de la circoncision. Et cela, malgré la pression de faux–frères, des intrus qui s’étaient infiltrés dans nos rangs pour espionner la liberté dont nous jouissons dans notre union avec Jésus–Christ. Ils voulaient faire de nous des esclaves. Mais nous ne leur avons pas cédé un seul instant ni fait la moindre concession afin que la vérité de l’Evangile soit maintenue pour vous.Ga 2 : 1-5). Les faux frères sont ceux qui se disent frères, mais qui en fait n’en sont pas. Certains prétendent être de Dieu, mais en réalité, ils sont dépourvus de vie. Ils entrent dans l’Église par des doctrines, des connaissances et des règles. Comment pouvons-nous savoir si la foi de quelqu’un est véritable ou non ? Comment pouvons-nous savoir si la foi de quelqu’un devant Dieu est vivante ou bien n’est qu’une formule ? Quel moyen y a-t-il pour prouver qui est de Dieu et qui ne l’est pas ? Les Épîtres de Jean répondent à cette question. Jean nous a donné un moyen de distinguer entre les vrais et les faux frères, entre ceux qui sont nés de Dieu et ceux qui ne le sont pas. Examinons le moyen de discernement qu’indique Jean.

I. La vie d’amour

Il n’y a que deux passages dans la Bible qui contiennent l’expression « de la mort à la vie ». L’un est Jean 5.24, et l’autre, 1 Jean 3.14. Comparons ces deux passages.

Jean 5.24 dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. » Ce passage indique que celui qui croit est passé de la mort à la vie.

1 Jean 3.14 dit : « Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. » Ce verset parle de la preuve qui montre que nous sommes passés de la mort à la vie. Cette preuve, c’est l’amour envers les frères.

Supposons que vous ayez beaucoup d’amis et que vous les aimiez beaucoup, et que vous admiriez beaucoup de personnes et les respectiez beaucoup. Il y a malgré tout une différence entre vos sentiments envers eux et vos sentiments envers les frères et sœurs de votre propre famille. Quelque part, il y a une différence. Si quelqu’un est né de votre mère, s’il est votre frère, il y a spontanément un sentiment tout particulier et inexplicable envers lui. C’est un sentiment d’amour instinctif. Ce sentiment prouve que vous et lui appartenez à la même famille.

Il en est de même pour notre famille spirituelle. Supposons qu’il y ait une personne dont l’apparence, l’arrière-plan familial, l’éducation, la disposition et les intérêts soient totalement différents des vôtres. Pourtant, il croit au Seigneur Jésus. Spontanément, vous aurez un sentiment inexplicable envers lui. Vous sentirez que c’est votre frère. Il vous sera plus cher que votre frère dans la chair. Ce sentiment prouve que vous êtes passé de la mort à la vie.

Un Jean 5.1 dit : « Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l’a engendré aime aussi celui qui est né de Lui. » C’est là une parole très précieuse. Si vous aimez Dieu qui vous a engendré, il est tout à fait naturel que vous aimiez aussi ceux qui sont engendrés de Dieu. Il est impossible que vous disiez que vous aimez Dieu et n’ayez aucun sentiment envers vos frères.

Cet amour prouve que la foi que nous avons acquise est une foi authentique. Un tel amour ineffable ne peut provenir que d’une foi authentique. Cet amour envers les frères est quelque chose de très particulier. Un chrétien aime pour la seule raison que l’autre est un frère. Il n’aime pas parce qu’ils ont des intérêts en commun. Il aime simplement parce que l’autre personne est son frère. Il est possible que deux personnes qui diffèrent complètement par leur éducation, leur tempérament, leur arrière-plan familial et leurs opinions s’aiment pour la simple raison qu’ils sont frères. Les deux sont des frères, et spontanément, ils ont de la communion l’un avec l’autre. Il y a un sentiment et un goût ineffable envers l’autre. Ce sentiment et ce goût sont la preuve qu’ils sont passés de la mort à la vie. Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie si nous aimons les frères.

Il est vrai que la foi nous amène à Dieu. Par la foi, nous passons de la mort à la vie, et par la foi, nous devenons membres de la famille de Dieu et nous sommes régénérés. Cependant, la foi nous amène non seulement au Père, mais aussi aux frères. Dès que nous avons cette vie, nous aurons un sentiment envers tous ceux de par le monde qui ont cette même vie. Spontanément, cette vie nous amènera vers ceux qui ont la même vie. Cette vie prend plaisir en leur présence ; elle se réjouit de communiquer avec eux, et elle ressent un amour spontané envers eux.

L’Évangile selon Jean et les Épîtres de Jean nous montrent l’ordre établi de Dieu : d’abord, la foi nous amène de la mort dans la vie, puis ceux qui sont passés de la mort à la vie ont cet amour. Puisque nous aimons les frères, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie. C’est là un moyen très fiable de déterminer le nombre d’enfants de Dieu sur terre ! Seuls ceux qui s’aiment les uns les autres sont frères, ceux qui ne s’aiment pas les uns les autres ne sont pas frères.

Frères et sœurs ! Nous devons réaliser qu’aux yeux de Dieu, notre amour envers les frères est un test de l’authenticité de notre foi. Nous n’avons pas de meilleur moyen de savoir si la foi de quelqu’un est vraie ou fausse. En l’absence de ce discernement, plus l’évangile est prêché avec exactitude, plus grand est le danger des faux frères. Plus l’évangile est prêché complètement, plus il est facile aux faux d’entrer. Plus l’évangile est prêché avec grâce, plus les insouciants s’y glissent facilement. Il doit y avoir un moyen de discerner et de reconnaître la foi authentique et la foi fausse. Les Épîtres de Jean nous montrent clairement que ce n’est pas par la foi (on ne la voit pas en elle-même !) même que nous devons discerner et reconnaître la foi authentique, mais par l’amour. Il n’y a pas besoin de demander la mesure de notre foi. Il suffit de demander la mesure de notre amour. Là où il y a une foi véritable, il y aura l’amour. Le manque d’amour prouve l’absence de foi. La présence de l’amour prouve la présence de la foi (faire la différence entre la charité et l’humanisme non chrétien et l’Amour qui vient du Saint-Esprit !) .Quand nous approchons la foi par le moyen de l’amour, tout deviendra clair.

Le goût et l’attirance d’une personne pour les enfants de Dieu détermineront si cette personne est ou non un chrétien véritable. La vie que Dieu nous a donnée n’est pas une vie indépendante. C’est la vie qui nous amène spontanément vers ceux qui ont la même vie. Elle aime et désire l’intimité mutuelle. Ceux qui ont de tels sentiments sont passés de la mort à la vie.

II. Le commandement de l’amour

1 Jean 3.11 dit : « Car ce qui vous a été annoncé et ce que vous avez entendu dès le commencement, c’est que nous devons nous aimer les uns les autres. » Le verset 23 dit : « Et c’est ici son commandement : que nous croyions au nom de son Fils Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, selon le commandement qu’il nous a donné. »

S’aimer les uns les autres, c’est un commandement de Dieu. Dieu nous commande de faire deux choses : croire au nom de Son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres. Nous avons déjà cru. Maintenant nous devons aussi aimer. Dieu nous a donné cet amour, et Il nous a aussi donné le commandement d’aimer. Dieu nous a d’abord donné l’amour, et ensuite, il nous a donné le commandement de nous aimer les uns les autres. Aujourd’hui, nous devons nous aimer les uns les autres selon le commandement de Dieu. Nous devons aussi nous aimer les uns les autres avec l’amour que Dieu nous a donné. Nous devons exercer l’amour que Dieu a mis en nous. Nous devons l’appliquer selon sa nature. Nous ne devons jamais l’éteindre ni le blesser. 1 Jean 4.7-8 dit :

« Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. »

Nous devons nous aimer les uns les autres, parce que l’amour est de Dieu. Ceux qui ont l’amour sont nés de Dieu. Ceux qui n’aiment pas n’ont pas connu Dieu parce que Dieu est amour. Quand Dieu nous a engendrés, Il a aussi engendré l’amour en nous. Nous étions sans amour, mais aujourd’hui, nous avons l’amour. Aujourd’hui, l’amour que nous possédons est de Dieu. Dieu a engendré en nous l’amour envers tous ceux qui sont nés de Dieu. Dieu a donné l’amour non seulement à vous, mais aussi aux autres. C’est pourquoi nous pouvons nous aimer les uns les autres.

Ceux qui ont été engendrés de Dieu ont reçu une vie — une vie qui est Dieu Lui-même. Dieu est amour, par conséquent, ceux qui sont nés de Dieu ont un tel amour inné en eux. La vie que nous avons reçue de Dieu est la vie de l’amour. Tous ceux qui sont engendrés par Dieu ont l’amour en eux, et tous ceux qui ont l’amour en eux aiment spontanément les frères. Ce serait étrange si nous ne pouvions pas nous aimer. Dieu a donné à chaque chrétien une vie d’amour. Il lui a aussi donné le commandement de l’amour, basé sur cette vie d’amour : « Aimons-nous les uns les autres. » D’abord, Dieu donne l’amour, et ensuite, Il nous dit d’aimer. Il nous donne d’abord la vie d’amour, et ensuite le commandement d’aimer. Nous devrions incliner la tête et dire : « Merci ! Les enfants de Dieu peuvent maintenant s’aimer les uns les autres. »


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Mots clés

Amour communion fraternelle

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